Et si OpenAI ouvrait son capital au gouvernement des États-Unis ? On est loin ici d'une idée saugrenue, d'après les dernières informations qui circulent.

© Andrew Harnik/Getty Images
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Dans quelques mois, OpenAI deviendra une entreprise cotée en bourse, et il sera alors simple pour des investisseurs d'y acquérir une part plus ou moins importante. Et quand on parle d'investisseurs, aujourd'hui, ça n'est ni monsieur tout le monde, ni même une grande entreprise… mais tout simplement le gouvernement des États-Unis d'Amérique !

Donald Trump pourrait vouloir une prise de participation dans OpenAI

Donald Trump pourrait préparer une entrée du gouvernement fédéral américain au capital d'OpenAI. En effet, d'après CNBC, des discussions ont actuellement lieu entre Sam Altman et la Maison Blanche, discussion portant sur cette hypothèse.

Selon Bloomberg cette fois, quand les journalistes ont soulevé cette question à l'occasion d'une discussion dans Air Force One, Donald Trump a affirmé avoir discuté avec les géants de l'IA de « concepts selon lesquels des parts pourraient être attribuées au public américain, ce qui ferait de ce dernier un partenaire à part entière des entreprises ». Toujours d'après la même source, Sam Altman défend l'entrée du gouvernement américain dans le capital des géants de l'IA depuis 2025.

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Le précédent Intel

Il faut dire que ce genre d'intervention n'a rien de tabou dans le monde de Donald Trump, pourtant en apparence la représentation quasi archétypale du défenseur du libéralisme (à l'intérieur de frontières défendues par du protectionnisme). On rappelle ainsi que le président des États-Unis a validé l'été dernier l'entrée de son administration au capital du géant d'Intel, en se saisissant d'une participation de 10%.

Il y a deux manière de voir cette possible entrée au capital d'OpenAI. La première serait de saluer une participation étatique qui permettrait à Washington de mieux surveiller de l'intérieur cette technologie, et de générer de nouveaux revenus publics si jamais l'entreprise venait à devenir un mastodonte très rentable.

La seconde elle serait celle de David Sacks, ancien « tsar » de l'IA et des cryptos de Donald Trump, qui affirme que ce genre d'opération va « accélérer la fusion entre les entreprises et le gouvernement vers laquelle nous nous dirigeons déjà ». On peut enfin aussi noter plus prosaïquement que, depuis quelques mois, les craintes autour de la viabilité financière d'OpenAI ne cessent de monter. Dans ce cadre, une participation de l'État fédéral américain pourrait prendre l'air d'une sorte de renflouement avant l'heure.

Source : TechCrunch

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