La marque française adopte les switchs magnétiques à effet Hall, mais sans faire exploser les prix. Les nouveaux Keyz Elite 300 HE et 400 HE promettent en effet une frappe plus rapide, plus précise et plus durable, avec des tarifs fixés à 100€ et 120€.

Le clavier magnétique Keyz Elite 300 HE est au format 75%. ©The G-Lab
Le clavier magnétique Keyz Elite 300 HE est au format 75%. ©The G-Lab

Après ses claviers mécaniques sans fil Keyz Elite 300 et 400, G-Lab s'attaque cette fois au terrain des switchs magnétiques à effet Hall (Hall Effect en anglais). Avec les Keyz Elite 300 HE et 400 HE, la marque française reprend une bonne partie des codes des claviers gaming premium (Rapid Trigger, point d'activation réglable, polling rate jusqu'à 8 000 Hz, structure gasket, touches PBT) tout en restant hyper agressive sur le tarif. Et ça, chez Clubic, on adore. Une manière, assez nette, de rendre plus accessible une technologie encore très associée au haut de gamme.

Deux formats, une même base technique

Premier de la bande, le clavier gamer Keyz Elite 300 HE opte pour un format 75%, plus compact, avec l'idée de libérer de la place sur le bureau. Il s'adresse en priorité aux joueurs compétitifs, notamment sur FPS. G-Lab y intègre des switchs à effet Hall hot-swappables, un point d'activation réglable de 0,01 à 3,4 mm via le logiciel fourni, un anti-ghosting complet, une (amie) molette multimédia et une endurance annoncée à 80 millions de frappes. Prix annoncé : 99,99 euros.

Le Keyz Elite 400 HE reprend l'essentiel de cette fiche technique, mais dans un format 96% avec pavé numérique. Il vise donc un usage un peu plus polyvalent, capable de passer du jeu à la bureautique ou à des tâches plus classiques sans sacrifier totalement l'encombrement. Son tarif grimpe à 119,99€, juste sous la barre symbolique des 120€.

Avec un polling rate de 8kHz (paliers de 250, 500, 1 000, 2 000, 4 000 et 8 000 Hz), il va de soi que ces deux claviers sont filaires (câble tressé USB-A de 1,6m). Remplaçables à chaud sans soudure (grâce à l'extracteur de touches et de switches fourni), les switchs magnétiques sont des Haimu Arctic Hall Effect Linéaires pré-lubrifiés. Enfin, les deux claviers sont annoncés comme compatibles Windows, macOS et PlayStation.

The G-Lab KEYZ Elite 400WG
  • Design élégant, finitions réussies
  • Touches en PBT agréables
  • Frappe alerte, switchs réactifs
8 / 10

Hall Effect ou TMR, quelle techno privilégier ?

L'intérêt du Hall Effect, c'est d'abord sa détection sans contact. La frappe est enregistrée via un champ magnétique, ce qui permet en théorie une activation plus fine, une usure mécanique réduite et des réglages beaucoup plus précis qu'avec un clavier mécanique classique. C'est ce qui rend possibles des fonctions comme le Rapid Trigger ou l'ajustement très fin du point d'activation.

Focus sur le clavier gamer magnétique Keyz Elite 300 HE. ©The G-Lab

Mais sur le très haut de gamme, certaines marques commencent déjà à pousser plus loin avec le TMR, pour Tunnel Magneto Resistance. Là encore, on reste sur une détection magnétique, mais avec un mode de mesure différent. En simplifiant, le TMR est souvent présenté comme plus sensible, plus stable dans le signal et moins gourmand en énergie que le Hall Effect, ce qui peut améliorer encore la précision ou la constance des entrées. En contrepartie, c'est aussi une technologie plus coûteuse et plus complexe à industrialiser.

Autrement dit, oui, cela contribue à expliquer pourquoi certains claviers spécialisés restent nettement plus chers que ces Keyz Elite HE, même si l'écart de prix ne tient évidemment pas qu'au type de capteur.

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Foire aux questionsContenu généré par l’IA
Que mesure exactement un switch magnétique à effet Hall dans un clavier, et en quoi ça change la frappe ?

Un switch à effet Hall détecte la position de la touche via un champ magnétique, sans contact électrique direct entre deux pièces métalliques. Concrètement, au lieu d’un “clic” binaire (appuyé / pas appuyé), le clavier peut mesurer plus finement la course de la touche. Cette mesure continue permet de choisir précisément à quel moment la touche s’active, ce qui est plus difficile avec un switch mécanique classique. L’absence de contact réduit aussi l’usure liée aux frottements et aux rebonds électriques (debounce). Le résultat attendu est une détection plus régulière et plus paramétrable, surtout pour le jeu.

À quoi servent le point d’activation réglable et le “Rapid Trigger” sur un clavier Hall Effect ?

Le point d’activation réglable définit la profondeur (en mm) à laquelle l’appui est pris en compte, ce qui permet de privilégier la réactivité (activation plus haute) ou d’éviter les appuis involontaires (activation plus basse). Le Rapid Trigger va plus loin en rendant la désactivation/réactivation dynamique : la touche peut se “relancer” dès qu’elle remonte légèrement, au lieu d’attendre un seuil fixe. C’est particulièrement utile pour enchaîner des actions rapides (strafe, tap-strafing, micro-corrections) dans les jeux compétitifs. Techniquement, ces fonctions reposent sur la capacité du capteur magnétique à suivre la position en continu. Sur des switches non magnétiques, c’est généralement impossible ou beaucoup moins précis.

Que signifie un polling rate de 8 000 Hz sur un clavier, et quel impact réel en jeu ?

Le polling rate indique la fréquence à laquelle le clavier envoie son état au PC/console : 8 000 Hz signifie jusqu’à 8 000 mises à jour par seconde. À cette fréquence, la latence liée à l’interrogation USB peut descendre autour de 0,125 ms, contre ~1 ms à 1 000 Hz. Le gain dépend ensuite du reste de la chaîne (scan interne du clavier, traitement logiciel, moteur du jeu, écran), donc l’effet n’est pas toujours perceptible. En pratique, l’intérêt est surtout de réduire la variabilité et de maximiser la réactivité dans des scénarios très rapides. Cela augmente aussi les exigences côté contrôleur et peut légèrement accroître l’usage CPU, même si l’impact reste généralement modéré.