Avec le G512 X, Logitech G relance sa gamme de claviers gamers avec un modèle pensé pour les joueurs qui veulent à la fois peaufiner leur setup et gagner en réactivité. Formats compacts, switches mécaniques et analogiques sur une même base, double molette et large bandeau lumineux, le G512 a plus d'un atout dans son jeu.

La marque suisse ne se contente pas de lancer un nouveau clavier gamer. Avec le G512 X, le fabricant essaie surtout de rapprocher deux univers qui ne se croisent pas toujours facilement. Celui du clavier custom, où l'on aime tout régler dans le détail, et celui de la performance pure, où chaque milliseconde compte. Ici, la promesse est de proposer un clavier plus modulable, plus expressif et plus nerveux, sans le transformer en usine à gaz réservée aux seuls passionnés.
Disponible en formats 75% et 98%, en noir comme en blanc, ce modèle filaire entend bien devenir le nouveau centre de gravité du setup gaming.
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Un clavier pour ceux qui aiment tout ajuster
La vraie nouveauté du G512 X tient dans son approche hybride. Logitech permet ici de mélanger switches mécaniques GX et analogiques sur une même base, avec 39 emplacements compatibles (la partie gauche du clavier, barre espace comprise). La marque fournit d'ailleurs neuf switches analogiques, des Gateron KS-20, pour équiper les touches les plus stratégiques en jeu, notamment dans les FPS. Signalons enfin que le système Dual Swap de Logitech est annoncé comme compatible avec les switches MX-style à 3 et 5 broches.
Même les switches analogiques sont aux couleurs de Logitech sur le G512 X (ici, dans leur trappe de rangement). ©Nicolas Guyot
Derrière cette modularité, Logitech met en avant ses capteurs TMR, censés offrir plus de précision et une meilleure stabilité que les solutions analogiques plus classiques. L'idée serait de rendre ce type de personnalisation plus simple d'accès, y compris pour les joueurs qui ne passent pas leurs soirées à démonter des claviers. « On a essayé de simplifier l'expérience au maximum pour que ce soit agréable à faire », résume Frédéric Dot, chef de produit chez Logitech.
Le G512 X coche aussi toutes les cases devenues incontournables sur le segment premium : Rapid Trigger, réglage de l'actuation touche par touche de 0,1 à 4 mm, gestion des entrées opposées, et même un système baptisé SAPP, capable d'attribuer deux actions à une seule touche selon le point d'enfoncement. Sur le papier, Logitech place clairement son clavier à la croisée de l'e-sport et de la culture custom.
Plus compact, plus visible, toujours filaire
Le G512 X soigne aussi sa présence visuelle sur le bureau. Logitech ajoute une large barre lumineuse RGB en façade, deux molettes programmables et un design plus compact que celui de certains anciens modèles maison. Le clavier grimpe jusqu'à un report rate de 8 kHz, mais reste exclusivement filaire (USB Type-C). Un choix assumé par la marque, qui privilégie ici la constance des performances et l'alimentation de l'ensemble.
Le remplacement d'un switch mécanique GX par l'un des neuf Gateron KS-20 analogiques livrés avec le G512 X est enfantin. Une fois le clavier scanné (via une touche à côté du port USB-C), les touches analogiques s'illuminent par défaut en magenta. ©Nicolas Guyot
Cette orientation ne laisse d'ailleurs guère de doute sur le public visé : Logitech ne cherche pas à séduire avec un clavier gamer passe-partout, mais avec un produit qui s'affiche et s'assume.
Côté douloureuse, il faudra compter 189,99 euros pour le G512 X 75 et 219,99€ pour le G512 X 98. Les repose-poignets en acrylique, eux, sont vendus séparément à partir de 40€. Un clavier gamer pensé pour le grand public certes, mais au tarif plutôt élitiste...
Un switch mécanique « classique » détecte surtout un état binaire : la touche est pressée ou non, avec une hauteur d’activation fixe (ou réglable par logiciel sur certains modèles). Un switch analogique mesure au contraire la course d’enfoncement de façon continue, un peu comme une gâchette de manette, ce qui permet de doser une action (marcher/courir, accélérer, braquer) selon la profondeur. Cela ouvre aussi la porte à des fonctions avancées comme des points d’activation multiples sur une même touche. L’intérêt se voit surtout en jeu, mais aussi dans certains usages créatifs où la nuance d’entrée compte.
Que change un capteur TMR dans la détection des switches analogiques ?TMR signifie « Tunnel MagnetoResistance » : c’est une technologie de capteur magnétique qui mesure des variations de champ liées au déplacement de la touche. Par rapport à d’autres méthodes analogiques, l’objectif est d’obtenir une mesure plus stable et plus précise, avec moins de dérive et de bruit dans la lecture. Concrètement, cela peut améliorer la régularité du point d’activation et la finesse des réglages sur la course. Le résultat dépend ensuite de l’implémentation (firmware, calibration, qualité des aimants), pas du capteur seul.
Rapid Trigger, actuation réglable et “SOCD” : à quoi servent ces réglages dans les jeux compétitifs ?Le Rapid Trigger permet de réarmer une touche dès qu’elle remonte légèrement, sans attendre un point de relâchement fixe, ce qui peut accélérer les enchaînements (strafe, tap-strafes, micro-corrections). L’actuation réglable (par exemple de 0,1 à 4 mm) sert à définir à quelle profondeur la touche « déclenche », pour privilégier soit la réactivité, soit éviter les appuis involontaires. La gestion des entrées opposées (souvent liée au SOCD, "Simultaneous Opposite Cardinal Directions") détermine quoi faire si deux directions contraires sont pressées en même temps (gauche/droite), afin d’obtenir un comportement cohérent. Ces fonctions visent la constance et la vitesse d’exécution, mais peuvent demander un temps d’adaptation et dépendent aussi des règles des compétitions et des anti-cheats.