Le disque physique est régulièrement annoncé comme un vestige du passé. Entre streaming en 4K HDR, catalogues géants et abonnements mensuels, tout semble indiquer que le Blu-ray appartient déjà à une autre époque.

Et pourtant, en 2025, le Blu-ray 4K Ultra HD a vu ses ventes progresser de 12 % aux États-Unis. Une croissance inattendue dans un marché globalement en recul.
Une croissance inattendue dans un marché en baisse
Selon le dernier rapport du Digital Entertainment Group (DEG), les dépenses liées aux formats physiques (DVD, Blu-ray et UHD Blu-ray) ont reculé de 9,3 % en 2025, pour atteindre 870 millions de dollars. Mais au sein de cet ensemble, le 4K UHD fait figure d’exception : trimestre après trimestre, la catégorie premium a résisté, jusqu’à terminer l’année en hausse.
Ce rebond est d’autant plus notable que les ventes de disques optiques avaient chuté de 23,4 % entre 2023 et 2024, passant sous le milliard de dollars pour la première fois. On ne parle donc pas d’un retour massif du support physique, mais d’une stabilisation progressive autour d’un public précis : collectionneurs, passionnés de home-cinéma, amateurs d’éditions soignées.
Difficile, en lisant ces chiffres, de ne pas repenser à mon récent article dans lequel j’expliquais pourquoi je continue d’acheter des Blu-ray (et plus particulièrement des Blu-ray 4K UHD) en 2026. J’y évoquais la qualité d’image, les pistes audio sans compression, la pérennité des œuvres et la cohérence avec des téléviseurs OLED ou MiniLED toujours plus performants. Autant d'arguments qui trouvent ici un écho chiffré.
Streaming dominant, disque assumé
Dans le même temps, le streaming poursuit sa trajectoire impressionnante, porté par des plateformes comme Netflix, Disney+ et cie. Les services par abonnement ont généré 57,5 milliards de dollars aux États-Unis en 2025, en hausse de près de 20 % sur un an. En revanche les achats numériques et la location en VOD ont légèrement reculé, respectivement de 3,3 % et 4,7 %.
Le contraste est révélateur. Le streaming reste la norme car pratique et omniprésent. Le Blu-ray 4K, lui, ne cherche plus à rivaliser en volume, il s’impose davantage comme un choix délibéré : celui d’une qualité stable, d’un accès non conditionné à un catalogue mouvant, et d’une source capable d’exploiter réellement le potentiel des équipements haut de gamme.
En somme, le Blu-ray 4K ne renverse pas la table, l'actualité nous montre d'ailleurs que nombreux sont les constructeurs à ralentir la cadence, comme c'est le cas de Sony, ou encore de LG. Néanmoins, cela nous rappelle qu’à l’heure du tout dématérialisé, certains usages ne se résument pas à la praticité ou au volume. Et que la qualité, elle, continue de trouver son public.