La compagnie G7 vient d'être perquisitionnée par plusieurs dizaines de fonctionnaires. La raison ? Une action de l'Autorité de la concurrence initiée par la plainte d'un grand nom des VTC.

© Wiki Commons
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Depuis maintenant une quizaine d'années, les habitants des grandes villes ont la possibilité de pouvoir accéder à des alternatives aux taxis traditionnels. Ces derniers voient de plus en plus leur modèle mis à mal par des grandes plateformes comme Uber, Heetch, ou bien Bolt. Et l'action qui vient d'avoir lieu au siège de la compagnie G7 pourrait bien représenter une nouvelle étape dans la mise en difficulté de ce vieux système.

La compagnie de taxis G7 perquisitionnée à la suite d'une plainte d'Uber

Quel avenir pour la compagnie G7 ? On peut se poser la question après cette nouvelle, du Figaro, qui explique que le siège de l'entreprise a été perquisitionné le mardi 17 février par une trentaine de fonctionnaires de l'Autorité de la concurrence.

Il s'agirait d'« une opération de visite et [de] saisie inopinée auprès d'une entreprise suspectée d'avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur du transport public particulier de personnes » explique un communiqué de l'Autorité. Et cette action fait suite à une plainte d'Uber, ce que la géant a confirmé aujourd'hui auprès de l'AFP.

© Mijansk786 / Shutterstock.com
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Quelle légitimité pour Uber dans ce dossier ?

Le géant américain accuse en effet la compagnie G7 de « pratiques déloyales ». Le différend porterait ici sur la possibilité pour les chauffeurs des taxis de cette vieille institution française, fondée en 1905, de pouvoir ou non s'inscrire sur la plateforme d'Uber, afin d'effectuer des courses.

Aucune détail supplémentaire n'a pour le moment été fourni. On peut par contre dores et déjà se demander quelle légitimité un acteur comme Uber peut avoir pour attaquer les pratiques de ses concurrents, quand on sait que plusieurs centaines de dossiers accusant l'entreprise de travail dissimulé sont aujourd'hui en cours d'instruction, et qu'elle bénéficie dans certains endroits d'un sorte de monopole de fait, comme à Marseille. Et ce, sans parler des conditions de travail difficiles vécues par beaucoup de chauffeurs de la plateforme.

Source : Le Figaro