OpenAI vient de sortir GPT-5.3 Codex avec une promesse étrange : cette IA de programmation ne se contente plus de coder. Elle veut désormais gérer l'intégralité de votre travail sur ordinateur, des déploiements aux tableaux Excel.

OpenAI a dévoilé GPT-5.3 Codex en le présentant comme son « modèle agentique de code le plus avancé ». Mais la véritable nouveauté n'est pas technique. C'est stratégique. Là où Codex se limitait jusqu'ici à générer et réviser du code, cette version promet d'assister « l'intégralité du cycle logiciel » : débogage, déploiement, monitoring, rédaction de documents produit, recherche utilisateur, tests et métriques. OpenAI va même plus loin en affirmant que Codex peut maintenant « construire tout ce que vous voulez », y compris des présentations et des feuilles de calcul. Le message est clair : vous n'avez plus besoin de savoir programmer pour en tirer profit.
Quand l'IA écrit du code pour s'améliorer elle-même
GPT-5.3 Codex combine les capacités de codage de GPT-5.2 Codex avec le raisonnement général de GPT-5.2, le tout 25% plus rapide. Sur les benchmarks SWE-Bench Pro et Terminal-Bench, le modèle établit de nouveaux records, signalant une progression significative dans les tâches agentiques en environnement réel. Mais le détail le plus troublant se cache dans le billet de blog officiel : OpenAI affirme que des versions précoces de GPT-5.3 Codex ont été utilisées pour déboguer son propre entraînement, gérer son déploiement et analyser ses résultats de tests.
OpenAI ne cache pas son ambition. Codex ne veut plus être un simple outil de génération de code, mais un « agent à usage général » capable d'opérer un ordinateur de bout en bout. La firme cible explicitement les designers, chefs de produit et data scientists, métiers où le code n'est qu'une fraction du travail quotidien. Cette extension au-delà du développement pur rappelle étrangement la stratégie d'Anthropic avec Claude Code et son système Cowork qui pilote désormais l'ensemble de macOS. Et un rachat clé opéré par OpenAI l'année dernière laisse peu de doute sur cette intention.
La sortie quasi simultanée de GPT-5.3 Codex et de Claude Opus 4.6, tous deux revendiquant avoir « participé à leur propre développement », trahit une course désespérée vers l'agent autonome universel. Les ingénieurs OpenAI eux-mêmes reconnaissent que leur métier a « fondamentalement changé » en deux mois à peine. Si les créateurs avouent ne plus travailler comme avant, difficile de ne pas se demander ce qu'il restera aux autres professions une fois que Codex aura appris à remplir leurs tableaux de bord et rédiger leurs cahiers des charges.
Source : OpenAI