C’est la fin du copier-coller frénétique entre le navigateur et le terminal. Après avoir laissé Claude Code prendre ses aises sur le terrain des agents autonomes, OpenAI contre-attaque avec une application native macOS qui ne se contente pas de suggérer du code, mais prend littéralement les commandes de votre machine.

Pour comprendre la secousse qui traverse la Silicon Valley ce matin, il faut lire entre les lignes de l'annonce faite par OpenAI ce matin. Ce lancement n'est pas anodin : il matérialise enfin la stratégie initiée l'an dernier, lorsque l'équipe d'Alex, un assistant IA pour Xcode, rejoignait les rangs d'OpenAI. À l'époque, beaucoup y voyaient un simple recrutement de talents ; c'était en réalité la pose de la première pierre de cette application de bureau. Sam Altman ne veut plus que vous « discutiez » avec son IA, il veut qu'elle travaille à votre place, directement sur votre disque dur.
Fini de discuter, place à l'exécution
Concrètement, qu'est-ce qu'on installe ? Oubliez l'interface web classique ou l'intimident CLI qui vit dans votre terminal. Codex pour Mac est un véritable « centre de commandement » capable de gérer plusieurs agents en parallèle. Là où l'on devait jongler avec des fenêtres, l'application utilise des « worktrees » pour isoler les tâches : un agent répare un bug sur une branche pendant qu'un autre refond l'interface utilisateur sur une autre, sans conflit.

- Chat dans différentes langues, dont le français
- Générer, traduire et obtenir un résumé de texte
- Générer, optimiser et corriger du code
Le moteur sous le capot n'est autre que la dernière itération de leurs modèles, GPT-5.2. L'application intègre des « Skills » (compétences) qui lui permettent de se connecter à des outils tiers comme Figma ou Linear, et surtout un « mode YOLO » — oui, c'est son vrai nom — qui donne carte blanche à l'agent pour modifier votre système. C'est techniquement impressionnant, mais cela demande une confiance aveugle que tout le monde n'est pas prêt à accorder.
La guerre des agents est déclarée
Ne nous voilons pas la face : cette sortie est une réponse de panique face au succès insolent de Claude Code. Depuis des mois, la solution d'Anthropic grignotait des parts de marché chez les développeurs, ringardisant le Codex original. OpenAI ne pouvait pas laisser s'installer l'idée qu'ils étaient en retard sur l'usage réel ("agentique") de l'IA.
Mais l'enjeu dépasse le simple code. En s'installant nativement sur macOS avec une telle profondeur d'intégration, OpenAI vient piétiner les platebandes d'Apple. On se demandait récemment si ChatGPT allait rendre Siri obsolète, la réponse semble être un grand « oui » technique. Si votre éditeur de code peut contrôler votre ordinateur mieux que l'assistant natif, Apple a un sérieux problème. OpenAI ne livre pas ici un simple outil de productivité, mais un cheval de Troie pour devenir la véritable interface de votre ordinateur.