Une erreur inattendue dans les journaux de Google Vertex AI semble avoir vendu la mèche : Anthropic s'apprêterait à lancer Claude Sonnet 5 dès aujourd'hui, le 3 février 2026. Nom de code « Fennec », prix cassé et capacités d'agent autonome inédites, ce nouveau modèle promet de bousculer la hiérarchie établie par Opus 4.5.

L'industrie de l'intelligence artificielle est en ébullition en ce début d'année 2026. Alors que le marché digère encore les avancées des modèles sortis fin 2025, une découverte technique fortuite vient de placer Anthropic sous le feu des projecteurs. C'est une ironie du sort assez savoureuse : c'est par l'intermédiaire de Google, l'un de ses principaux rivaux et partenaires, que l'information a fuité.
Des développeurs vigilants ont repéré des traces explicites d'un nouveau modèle dans l'infrastructure cloud du géant de la recherche, suggérant un déploiement imminent, voire immédiat. Si les rumeurs se confirment, Anthropic ne se contenterait pas d'une simple mise à jour itérative, mais proposerait une refonte majeure de son rapport performance-prix, menaçant directement l'hégémonie des modèles premium actuels.
Une boulette signée Google Vertex AI
L'information a d'abord émergé sur les forums spécialisés, notamment Reddit, où des utilisateurs ont partagé une capture d'écran issue des journaux d'erreur de la plateforme Google Vertex AI. Le message est sans équivoque : une ligne de log mentionne l'identifiant « claude-sonnet-5@20260203 ». Pour les observateurs avertis, cette nomenclature ne laisse que peu de place au doute. Elle désigne la cinquième génération du modèle intermédiaire d'Anthropic, associée à la date d'aujourd'hui, le 3 février 2026.

Cette fuite technique suggère que le modèle est déjà chargé sur les serveurs de Google, prêt à être activé pour les clients entreprises. Ce type d'erreur 404, survenant lorsqu'un utilisateur tente d'appeler une API qui existe dans le système mais n'est pas encore publique, est devenu un classique des révélations tech. La communauté s'est rapidement emparée du sujet, corroborant cette découverte avec des rumeurs persistantes relayées par Geeky Gadgets. Si Anthropic reste muet pour l'instant, la précision de l'horodatage laisse présager une annonce officielle dans les heures qui viennent, confirmant la feuille de route agressive de la start-up de San Francisco après le lancement de la série 4.5 (Sonnet puis Opus) en fin d'année dernière.
Fennec : un renard agile et redoutable
Au-delà de la date de sortie, c'est le profil technique de ce « Sonnet 5 » qui intrigue. Connu en interne sous le nom de code « Fennec », ce modèle marquerait un tournant dans l'architecture des IA génératives d'Anthropic. Selon les fuites analysées, Fennec ne se contenterait pas d'être plus rapide ; il introduirait des capacités d'agent autonome nettement supérieures. On parle d'un score impressionnant de 80,9 % sur le benchmark SWE-Bench, une référence pour l'évaluation des capacités de codage, ce qui placerait Sonnet 5 loin devant les standards actuels.
La véritable révolution résiderait dans une nouvelle fonctionnalité baptisée « Dev Team » ou mode « Essaim ». Contrairement aux modèles précédents qui traitent les requêtes de manière linéaire, Sonnet 5 serait capable de générer des sous-agents spécialisés (un pour le backend, un pour le contrôle qualité, etc.) travaillant en parallèle. Toujours doté d'une fenêtre de contexte de 1 million de tokens, il pourrait ainsi gérer des projets complexes avec une autonomie quasi totale. Cette évolution transformerait l'IA d'un simple assistant conversationnel en un véritable collaborateur capable d'orchestrer des tâches multiples sans supervision humaine constante.
La stratégie du "mieux pour moins cher"
Le nerf de la guerre reste cependant le coût d'inférence, et c'est sur ce terrain qu'Anthropic semble vouloir porter le coup de grâce. Les informations relayées par Geeky Gadgets et les discussions techniques indiquent que Claude Sonnet 5 serait 50 % moins cher à l'usage que l'actuel fleuron de la marque, Claude Opus 4.5. Une telle agressivité tarifaire serait rendue possible par une optimisation poussée sur les puces TPU (Tensor Processing Units) de Google, fruit du partenariat étroit entre les deux entreprises.
Ce positionnement est stratégique. En proposant des performances supérieures ou égales à son propre modèle « Opus » pour la moitié du prix, Anthropic risque de cannibaliser ses propres revenus à court terme, mais verrouillerait le marché face à OpenAI et Google Gemini. Pour les entreprises, l'équation économique changerait radicalement : des tâches de fond, jusqu'ici trop coûteuses pour être confiées à des modèles de classe « Opus », deviendraient rentables avec Sonnet 5.
Si la fuite de Vertex AI dit vrai, Anthropic s'apprête à redéfinir les standards du marché dès aujourd'hui. Reste à savoir si la disponibilité sera immédiate pour le grand public ou réservée dans un premier temps aux développeurs ou abonnés à la formule « Claude Max ».