C'était attendu. Blue Origin vient de dévoiler les détails du prochain vol de New Glenn. Et malheureusement, il faudra attendre encore un peu pour voir la fusée de Jeff Bezos viser la Lune.

Blue Origin est sur tous les fronts. Juste après avoir révélé son nouveau projet de mégaconstellation de satellites, la société en dit plus sur le 3e vol de sa fusée lourde. Après une seconde mission totalement réussie afin d'acheminer sa charge utile vers Mars, ses équipes avaient laissé penser que la Lune suivrait. Ce n'est finalement pas le cas.
Mission commerciale
Prévu fin février, le décollage consistera à transporter le satellite Block 2 BlueBird de l'entreprise américaine AST SpaceMobile en orbite basse, après un accord passé en novembre 2024. La mission New Glenn-3 (NG-3) sera réalisée depuis le complexe de lancement de la Space Force au Cap Canaveral, en Floride.
« Le réseau satellite Bluebird prendra en charge les applications de télécommunications commerciales et gouvernementales, permettant aux utilisateurs de rester connectés lorsque leurs appareils passent des réseaux cellulaires terrestres à la couverture spatiale, offrant ainsi une connectivité haut débit à tout moment et en tout lieu », indique Blue Origin dans un communiqué de presse.

Une grande performance
Fait notable : ce lancement sera réalisé par le même booster utilisé lors de la mission NG-2, qui a eu lieu il y a dix semaines. C'est du jamais vu. À titre de comparaison, après le tout premier atterrissage réussi de la fusée Falcon 9 de SpaceX en décembre 2015, le premier étage n'avait pas été réutilisé en raison des dégâts subis.
Ce n’est qu'en avril 2016 que l'entreprise a récupéré un second booster, lors du 23e vol du Falcon 9. Celui-ci a nécessité près d'un an de travaux et de vérifications avant d'être relancé avec succès en mars 2017, soit onze mois plus tard.
En parallèle, la firme continue les préparations de son atterrisseur lunaire, MK1. Il vient tout juste d'être expédié vers le Johnson Space Center, à Houston dans le Texas, et sera soumis à des essais en chambre à vide. C'est une étape clé avant un premier vol désormais envisagé pour la fin du printemps, voire cet été.
Sources : Blue Origin, Ars Technica