Bips, alertes visuelles, interventions automatiques… La voiture moderne n’a jamais autant sollicité l’attention du conducteur. Mais quelles sont les marques qui permettent de désactiver facilement ces fameuses ADAS (pour Advanced Driver Assistance System) ?

C'est un fait, nos voitures modernes multiplient les dispositifs d’assistance et de sécurité imposés. Une surenchère technologique qui transforme parfois l’habitacle en un cockpit bardé d’alertes (visuelles et sonores), parfois même au détriment du confort de conduite. Pour de nombreux automobilistes, ces aides omniprésentes deviennent envahissantes, voire contre-productives au quotidien, et nombreux sont ceux à en désactiver une partie.
Désactiver les aides à la conduite pour « mieux conduire »
En effet, si ces technologies (alerte de dépassement de vitesse, détection de somnolence, aide au maintien de voie, freinage automatique d’urgence, etc.) visent avant tout à réduire le nombre d’accidents et à renforcer la sécurité routière, elles sont parfois perçues par de nombreux conducteurs comme intrusives, anxiogènes, voire contre-productives. Fort heureusement, elles peuvent encore être désactivées… du moins sur certains modèles.

C'est ce qu'a démontré récemment la Ligue des Conducteurs au travers d'un classement permettant de découvrir « des disparités significatives entre les constructeurs ». La méthodologie utilisée par la LDC repose simplement sur le comptage des manipulations nécessaires pour désactiver deux aides parmi celles activées par défaut.
La différence entre les bons et les mauvaises aides à la conduite
L’objectif est ici de fournir aux conducteurs une information claire sur les modèles qui respectent leur choix de conduire sans l’assistance constante de ces systèmes.
Et ce sont notamment les modèles signés Renault qui tirent leur épingle du jeu en matière de désactivation des aides à la conduite, grâce à des interfaces jugées claires et rapides d’accès. Dacia compte également parmi les très bons élèves, tout comme Nissan. BMW, Ford, Mercedes, Skoda ou encore Volkswagen font partie des bons élèves, avec des systèmes d'aide à la conduite décrits comme "faciles" à désactiver.
Certains véhicules du groupe Stellantis, à l’image des Peugeot 308 et Citroën C5 Aircross, affichent eux aussi de bons résultats, en proposant des procédures relativement simples et cohérentes pour reprendre la main sur les systèmes embarqués.
À l’opposé, les constructeurs asiatiques ferment la marche du classement. Toyota, Suzuki ou encore Hyundai se distinguent par des parcours de désactivation jugés inutilement complexes, multipliant les manipulations et les menus. « Des procédures de désactivation que nous jugeons trop longues et fastidieuses », indique la LDC pour une opération que de nombreux conducteurs souhaitent effectuer rapidement, parfois d'ailleurs à chaque démarrage.
Pour une partie croissante des automobilistes, l’heure est au retour à une certaine forme de simplicité. Cela se traduit d’abord au volant, où de nombreuses aides à la conduite sont désormais perçues comme trop envahissantes, mais aussi à bord, avec une préférence marquée pour des commandes physiques, plus intuitives, plutôt que pour le tout tactile.
Une évolution des attentes que certains constructeurs commencent à intégrer. Volkswagen, par exemple, en tiendra compte avec sa future ID. Polo, pensée pour offrir une expérience de conduite plus lisible et moins surchargée.
Source : Automobile-Magazine