L'explosion de l'intelligence artificielle a entraîné depuis près de trois ans des scénarios particulièrement catastrophistes chez nombre d'observateurs. Ce qui a tendance à énerver le patron de NVIDIA, Jensen Huang.

L'IA aujourd'hui, c'est un outil qui s'est imposé partout dans la société humaine, avec des grands outils comme ChatGPT ou bien Gemini qui peuvent compter dès aujourd'hui des centaines de millions d'utilisateurs réguliers. Pourtant la technologie fait aussi peur, notamment quant aux dégâts que l'IA pourrait entraîner à terme dans le marché du travail.
Jensen Huang critique le « catastrophisme » de certains grands patrons
La dernière interview de Jensen Huang avec le média No Priors a été intéressante. Le patron de NVIDIA était en effet interrogé sur les scénarios, promus par certains, où l'IA détruirait un nombre énorme d'emplois, et ferait ainsi mal à l'ensemble de l'humanité.
Et il n'est pas du genre à apprécier ces hypothèses. « Je pense que nous avons causé beaucoup de dégâts avec des personnes très respectées qui ont peint un tableau catastrophiste, une fin du monde, un récit de science-fiction » a-t-il ainsi affirmé. Jensen Huang lui est optimiste, raison pour laquelle il se bat contre les projets de régulation de l'IA.

L'IA aurait déjà été en partie sécurisée
Et quand il a parlé de « personnes très respectées » sans citer de nom, beaucoup ont pu reconnaître en filigrane une figure comme le patron d'Anthropic (Claude), Dario Amodei. Celui-ci s'est fait depuis déjà un certain temps l'avocat de régulations du secteur de l'intelligence artificielle, et prédisant par ailleurs la fin de « la moitié des emplois de cols blancs » du fait de l'IA.
Pour Jensen Huang au contraire, on a surtout vu pour le moment la force de cette technologie encore en plein développement, et qui en plus, à son sens, aurait déjà été partiellement sécurisée.
« La technologie est désormais capable de faire ce que nous lui demandons, vous voyez ? La première partie de la sécurité d'un produit, c'est qu'il fonctionne comme annoncé. La première partie. La sécurité, c'est la performance attendue. La première partie de la sécurité d'une voiture, ce n'est pas qu'une personne va sauter dans la voiture et l'utiliser comme un missile. La première partie de la voiture, c'est qu'elle fonctionne comme annoncé » a défendu le milliardaire de 62 ans. Va-t-il réussir à convaincre ?
Source : Wccftech