Samsung va dévoiler au CES 2026 un service baptisé « Brain Health », soit « Santé cérébrale ». Il utilisera les données recueillies par ses montres et smartphones pour observer des changements dans la voix, la démarche et le sommeil, pour déceler des signes précoces de déclin cognitif.

Le service « Brain Health » analysera plusieurs types de signaux pour détecter un déclin cognitif - ©Milton Buzon / Shutterstock
Le service « Brain Health » analysera plusieurs types de signaux pour détecter un déclin cognitif - ©Milton Buzon / Shutterstock

Quoi de mieux qu'un événement attendu comme le CES 2026 pour Samsung. pour présenter « Brain Health », son nouveau service qui utilise ses appareils connectés ? Grâce au principe de surveillance passive, un smartphone Galaxy ou une Galaxy Watch va capter des éléments de votre quotidien. Il s’agit du son de votre voix, de la régularité de votre marche et de la qualité de votre sommeil. En observant l’évolution de ces signaux sur une longue période, des algorithmes cherchent à déceler des modifications subtiles. Ces dernières pourraient indiquer un affaiblissement précoce des facultés cérébrales. Samsung précise que le développement technique est terminé et que des tests de validation clinique sont en cours avec des institutions partenaires.

Observer les habitudes quotidiennes pour détecter les premiers changements

Le service « Brain Health » analysera plusieurs types de signaux. D'abord, la voix, car certains troubles cognitifs modifient le rythme de parole, l’intonation ou la stabilité de l’élocution. Samsung suivra aussi la démarche, puisque des variations dans la façon de marcher peuvent apparaître très tôt. Enfin le sommeil, avec une attention portée aux cycles et aux interruptions nocturnes.

Les smartphones et les objets connectés de la marque, comme la Galaxy Watch 8 ou la Galaxy Ring, collecteront ces données jour après jour, pour avoir du recul sur la durée. Les mesures prennent du sens lorsqu’elles permettent de comparer une évolution, et non une valeur isolée.

Samsung prévoit de présenter ce fonctionnement dans un espace expérientiel lors de l’événement « The First Look », organisé en amont du CES. Les visiteurs pourront observer comment les appareils enregistrent les données, puis comment le service les analyse directement sur l’appareil. La marque précise que Samsung Knox protège ces informations grâce à un stockage local, sans transfert vers des serveurs distants.

Les démonstrations prévues au CES permettront de comprendre comment Samsung interprète ces données, sans revendiquer un rôle médical - ©yllyso / Shutterstock
Les démonstrations prévues au CES permettront de comprendre comment Samsung interprète ces données, sans revendiquer un rôle médical - ©yllyso / Shutterstock

Alerter, accompagner, puis proposer des exercices adaptés

Lorsque le service détecte des changements significatifs, il peut envoyer une alerte à l’utilisateur. Un proche ou un aidant peut aussi recevoir une notification si la situation le justifie. Cette dimension pratique fait partie intégrante du projet, car la détection précoce suppose une réaction rapide.

Brain Health proposera également des programmes d’entraînement cérébral personnalisés. Les exercices s’adapteront aux données observées, avec pour objectif de maintenir les capacités cognitives. Samsung intègrera ces fonctions dans l’application Samsung Health, déjà utilisée pour le suivi du sommeil, de l’activité physique ou de la santé cardiovasculaire.

L’entreprise développe ce service alors qu’elle renforce sa présence dans la santé numérique, comme en témoigne l’acquisition récente de la société américaine JELLS, même si Samsung ne détaille pas encore les liens opérationnels entre les différents outils. Ce qui est confirmé concerne l’approche générale : utiliser un écosystème d’appareils pour produire un suivi continu, sans multiplier les dispositifs.

Les démonstrations prévues au CES permettront de comprendre comment Samsung interprète ces données, sans revendiquer un rôle médical. La marque parle d’un outil d’observation et de prévention, pensé pour un usage quotidien, là où les premiers signaux passent souvent inaperçus.

Selon l’OMS, 57 millions de personnes vivaient avec une forme de démence dans le monde en 2021, dont plus de 60 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Source : PC Mag, ChoSun Biz