Moodstocks

20 juin 2013 à 16h21
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Nom : Moodstocks
Fondateurs : Denis Brulé et Cédric Deltheil
Création : 2007
Localisation : Paris
Financements : 800 000 euros
Investisseurs : Business Angels
Activité : reconnaissance d'objets sur mobile
Site Internet : www.moodstocks.com


Moodstocks utilise l'appareil photo des smartphones comme un scanner afin de reconnaître des objets avec à la clé la possibilité de transformer un catalogue papier en véritable site e-commerce.



Denis Brulé
1/ Moodstocks, j'imagine que ça n'a aucun rapport avec le festival Woodstocks ?
Du tout ! Moodstocks propose d'intégrer un scanner dans les applications mobiles de marques pour interagir avec le monde physique. En scannant des codes-barres, des photos et bientôt des vidéos, un consommateur peut obtenir tout un tas d'informations sur le produit. Concrètement, pour reconnaître par exemple une bouteille d'eau, on a besoin que notre client nous fournisse une base de données contenant des photos de ses produits. Ensuite, notre technologie analyse la scène à la vitesse de quinze images par seconde et trouve la plus en adéquation avec l'image enregistrée sur la base. Pour améliorer ses chances de reconnaître la cible, elle est capable d'absorber les bruits comme des éléments parasites ou une mauvaise lumière. Sinon, elle n'affiche rien car on se refuse aux faux positifs.

2/ Quel a été votre parcours menant à la création de cette entreprise ?
En fait on n'est pas partis d'une idée géniale qui serait venue spontanément. L'idée qui allait devenir Moodstocks était plus un prétexte pour créer une entreprise. Avant de me lancer dans ce projet, j'ai d'abord travaillé dans la finance de marché. La situation était confortable mais l'objectif était juste de mettre de l'argent de côté pour amorcer Moodstocks. Cédric Deltheil, mon associé, travaillait chez Dassault. En juin 2009, on a réussi à lever 500 000 euros auprès de Business Angels. Et en décembre 2011, on a obtenu 300 000 euros. Ce qui est intéressant c'est que ces investisseurs étaient des entrepreneurs, et pas des fonds. Cela veut dire qu'ils ont eux aussi connu des difficultés et ça se ressent dans leur rapport avec nous : ils sont souvent optimistes !

3/ Finalement, vous proposez une sorte de Shazam pour objets. Qui sont vos clients ?
Nos clients sont des entreprises issues du retail comme Kiabi, Monoprix, Castorama, But ou Casino. Mais nous avons aussi des clients qui utilisent notre technologie pour la publicité, comme Volkswagen, Citroën ou Ricard. Pour les attirer, on adopte une démarche commerciale directe - ce qui n'est pas évident pour nous, qui avons un fort profil technologique. Nous proposons aussi nos services aux grands comptes pour les aider dans l'intégration grâce à des partenaires intégrateurs. L'autre axe de notre modèle économique repose sur les développeurs inscrits sur notre plateforme. Aujourd'hui, nous en avons un peu plus de 2 000 à travers le monde répartis également entre l'Europe, l'Amérique et l'Asie. Et nous ne savons pas comment nous les avons attirés ! Nous avons dépensé zéro euro en publicité et marketing. Dans les deux cas, que ce soit aux grands comptes ou à ces développeurs, le pricing est le même : entre 300 et 1 600 euros la licence, dans la limite de 100 000 scans.

4/ Est-ce que vous imaginez un monde où tout le monde scannera tout ?
C'est la finalité. Nous offrons un système cross plateforme, compatible avec iOS et Android. Nous partons du principe qu'Internet se retrouve sur de plus en plus de terminaux. D'abord les ordinateurs, puis les smartphones, les tablettes et bientôt les lunettes avec les Google Glass. Moodstocks sera sur des lunettes ! Nous pensons que bientôt, on n'aura plus besoin d'interagir avec son terminal en saisissant du texte. Il suffira de lui montrer, ou de lui faire entendre ce qui nous entoure pour qu'il comprenne et affiche à l'utilisateur les informations souhaitées.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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