Kazaa pourrait cesser toute activité !

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La justice exige du propriétaire de Kazaa, qu'il empêche le piratage de musique en intégrant un système de filtrage à son logiciel P2P avant le 5 décembre 2005.

Une nouvelle décision de justice impose au propriétaire australien de Kazaa, logiciel de partage de fichiers peer-to-peer (P2P), d'empêcher le piratage ou de fermer le service (kazaa.com).

Le 5 septembre dernier déjà, la cour fédérale australienne (Sydney) a estimé que Sharman Networks, propriétaire de Kazaa, "encourage" le non respect de la propriété intellectuelle. La cour a par ailleurs jugé que la société est responsable de l'utilisation illégale du logiciel, autrement dit : de la diffusion sans autorisation d'œuvres de l'esprit sous copyright.

Sharman Networks (sharmannetworks.com) a fait appel de ce jugement qui n'est pas sans rappeler la décision rendue en juin 2005 par la Cour Suprême des Etats-Unis dans l'affaire "MGM vs. Grokster".

En ce qui concerne Kazaa, la cour fédérale australienne a confirmé jeudi 24 novembre 2005 le jugement rendu en première instance.

La cour exige désormais que Sharman empêche la diffusion illégale et le téléchargement de musique sous copyright par le biais de son logiciel en y intégrant un système de filtrage par mots clés. A défaut, Kazaa sera fermé le 5 décembre 2005 !

Il s'agit du "dernier avertissement" a indiqué l'IFPI (International Federation of the Phonographic Industry). L'organisation qui défend les intérêts de l'industrie du disque à travers le monde (ifpi.org) a précisé : Sharman Networks doit faire un choix : "filtrer, faire de Kazaa une plate-forme légale ou laisser la place"

Napster, avant de devenir une plate-forme légale et payante, avait tenté le filtrage... sans grand succès.
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