Violences urbaines : Odebi parle de désinformation et interpelle le CSA

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Le 16 novembre 2005
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La Ligue dénonce l’absence sur le site de France 2, de la vidéo d’un récent JT dans lequel a été diffusé le passage à tabac d’un jeune par la police.

La Ligue dénonce l'absence sur le site de France 2, de la vidéo d'un récent JT dans lequel a été diffusé le passage à tabac d'un jeune par la police.

La Ligue Odebi, regroupement d'associations dédiées à la promotion de l'Internet à grande vitesse, regrette l'absence de la vidéo d'un récent JT de France 2 sur le site web de la chaîne publique.

Dans un communiqué daté du 15 novembre 2005, la Ligue signale que la vidéo du journal de 20h du 10 novembre dernier n'est pas accessible en ligne, alors que les JT des 8, 9, 11 et 12 novembre sont proposés (http://jt.france2.fr/20h/).

Le quotidien Libération a fait la même observation lundi 14 novembre.

Pour la Ligue Odebi (odebi.org) cette absence est synonyme de "censure", censure d'un journal télévisé dans lequel un reportage "mettait en évidence des violences policières manifestement illégitimes", soit le passage à tabac d'un jeune homme par deux policiers.

Un autre reportage filmé par la TV allemande mettait en évidence l'interpellation musclée de deux jeunes par la police.

Entre émeutes urbaines et couvre feu en France, Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI)... pour tous... en Tunisie, cette éventuelle censure passe mal.

"On ne voulait pas que ces images soient détournées ou utilisées n'importe comment", a fait savoir Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2.

Celle-ci a ajouté : "Nous ne voulions pas non plus tomber dans la surenchère et qu'elles tournent en boucle au risque d'envenimer les choses à la veille d'un week-end à risques".

Pour quelles raisons dans ces conditions France 2 a fait le choix de diffuser ces images au JT de 20h du 10 novembre 2005 ?

Arlette Chabot nie la censure : "Il n'y a pas de pression ni de censure, c'est moi qui ai pris cette décision, même si j'en ai parlé à la direction de France Télévisions".

La Ligue Odebi n'est pas convaincue. Au contraire, elle dénonce "une grave atteinte au droit à l'information des Français, d'autant plus intolérable qu'elle est le fait d'une entreprise audiovisuelle du secteur public".

Dans ce contexte, l'organisation demande au CSA d'intervenir "afin que soit mis fin à ce qui constitue une désinformation inacceptable dans une démocratie".
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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