Transfert.net (re)ferme ses portes

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Jamais deux sans trois ? Après plus de six mois d'activité selon une nouvelle formule associative et sans publicité, le site Transfert.net annonce sa fermeture.

Start-up emblématique de la nouvelle économie, fondée par Christophe Agnus, Transfert.net se voulait le Wired.com français et proposait initialement une formule mixte : site web + journal en papier. Peut-être trop ambitieux, le titre avait du fermer une première fois, avant d'être racheté par la web agency l'île des Médias, qui le fermera à nouveau quelques temps plus tard, toujours faute de rentabilité.

Débarrassé de son édition papier, la version électronique réapparaîtra néanmoins quelques mois plus tard, sous l'impulsion de association Transfert 2, présidée par Valentin LACAMBRE et Laurent CHEMLA, les deux associés à l'origine de Altern.org et Gandi, avec un modèle économique basé sur les abonnements et refusant la publicité.

Dans un communiqué diffusé son site, l'équipe du site explique : "Transfert.net va de nouveau devoir suspendre son service quotidien d'information. Faute de moyens financiers. Le site reste ouvert, en accès libre, mais à compter d'aujourd'hui, lundi 1er décembre, il ne sera plus mis à jour, sauf exception. Les salariés de Transfert vont être licenciés mais l'association Transfert2, elle, demeure. Après l'échec du premier Transfert (un site gratuit financé par la publicité et adossé à un magazine papier), nous avons fait le pari de relancer en avril 2003 un site d'information semi-payant, sans publicité et seulement financé par des abonnements à destination des professionnels. Avec une structure légère (1 salarié permanent, 6 temps partiels et une vingtaine de journalistes pigistes) et un budget de fonctionnement de 15 000 euros par mois, nous savions dès le début que nous avions jusqu'à la fin de l'année 2003 pour lancer le projet et convaincre. Notre démarche n'a malheureusement pas convaincu un public assez large parmi les journalistes, institutionnels, associatifs et professionnels des technologies de l'information qu'elle visait en priorité. En dépit des abonnements souscrits par des professionnels et plusieurs médias (qu'ils soient remerciés de leur confiance), notre site d'information n'a pas su atteindre l'équilibre financier escompté et nos réserves financières touchent à leur fin. "

Difficile de dire si c'est fermeture est définitive tant ce site a connu de rebondissements. Reste que ce nouvel échec démontre la fragilité de la presse en ligne, qui n'a toujours pas entamé de mouvement de concentration malgré des années de crise.
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