Le FSE tente une approche citoyenne de la société de l’information

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Le 14 novembre 2003
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Les organisations présentes au Forum social européen du 12 au 15/11/03 à Paris, s’intéressent aux politiques de déréglementation dans le domaine des TIC.

La 2ème édition du Forum social européen (FSE) qui a débuté mercredi à Paris - Saint Denis et qui s'achèvera samedi 15 novembre, est l'occasion pour les organisations, mouvements et individus présents de s'opposer « à une vision uniforme du monde, en proposant des alternatives et des résistances ».

Si la fracture numérique n'a pas été mise en avant lors des différentes conférences et débats proposés, le FSE 2003 a réaffirmé « la nécessité d'une autre Europe au service des citoyens et des peuples », une société « ouverte à l'information pour tous ».

Jeudi, l'une des conférences concernait les politiques de déréglementation dans le domaine des télécommunications. On comptait parmi les intervenants des Français, des Italiens, des Indiens et des Sénégalais.

Sans grande surprise, les représentants syndicaux français et italiens ont déclaré qu'un monopole d'Etat « vaut mieux qu'un monopole privé ».

Bien que la libéralisation et les privatisations dans le domaine des télécoms soient perçues par les syndicats représentés, Sud-PTT en tête, comme « une grave erreur », un membre du SYTS (Syndicat des travailleurs de la Sonatel) a présenté un point de vue différent à propos de « l'exemple sénégalais ».

En juillet 1997, l'opérateur national Sonatel a été privatisé. Aujourd'hui, le groupe France Télécom, actionnaire majoritaire, détient 42% de son capital. Devant « l'échec de l'Etat » à gérer les fonds publics principalement du fait « de la corruption », les syndicats ont choisi de donner leur accord à cette privatisation.

Interrogé par ZDNet, Cherif Younouss Diante du SYTS, a estimé que depuis « l'étendue du réseau téléphonique dans le pays a été multiplié par cinq ». Une privatisation réussie ?

La manifestation de clôture de la première édition du Forum social européen à Florence en 2002 a attiré près d'un million de personnes. La seconde édition, qui réunit des représentants de plus de 60 pays au sein de 55 séances plénières, 300 séminaires et des centaines d'ateliers, va-t-elle connaître le même succès ?
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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