Le franco-italien STMicroelectronics ferme son usine de Rennes

26 août 2003 à 00h00
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Le fabricant européen de puces électroniques sur tranche de silicium STMicroelectronics va effectivement fermer son site de production installé à Rennes (Ille-et-Vilaine), comme l'avait rapporté le quotidien Les Echos lundi.

Les 465 salariés permanents et les 120 intérimaires de l'usine rennaise auraient été informés de la situation lors d'un premier comité central d'établissement le 12 mai 2003. Par ailleurs, les partenaires sociaux devraient participer, le 3 septembre prochain, à un comité extraordinaire consacré au "projet de restructuration impliquant un arrêt de l'activité ."

Les contrats des intérimaires ne devraient pas être renouvelés. En revanche, le directeur de l'usine bretonne, Jean PESNEAU, a affirmé lundi à l'AFP que les salariés sous contrat à durée indéterminée à Rennes se verront proposer un emploi à Crolles (Isère), ou à Rousset (Bouches-du-Rhône) ou encore à Tours (Indre-et-Loire), les trois autres sites de production du groupe en France.

La fermeture de l'unité rennaise s'inscrit dans le cadre du plan annoncé en juillet dernier par la direction de STMicroelectronics. Son but : faire face à la baisse de ses bénéfices, du dollar, et à la pression sur les prix...

L'usine de Rennes est, encore à ce jour, chargée de la production de semi-conducteurs sur plaquette en silicium de six pouces, une technologie jugée "obsolète", par rapport à des plaquettes de huit ou douze pouces.

Outre la fermeture du site rennais, STMicroelectronics aurait également pour objectif de délocaliser en Asie ses lignes de production traditionnelles installées en Europe et aux Etats-Unis.

En France, le groupe franco-italien STMicroelectronics emploie à l'heure actuelle près de 9 250 salariés sous contrat à durée indéterminé (CDI), 850 en CDD et 1 100 intérimaires.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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