France Telecom entend renforcer ses fonds propres et réaliser des gains de productivité

Jérôme Bouteiller
05 décembre 2002 à 00h00
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ne sera pas démantelé mais devra faire un sacré régime et vite se passer de la tutelle de l'Etat... C'est en substance ce que l'on peut retenir de "Ambition FT 2005" (un nom très Revival 80's) présenté ce matin par Thierry BRETON, le nouveau PDG de France Telecom.

« Avec Ambition FT 2005, France Télécom se donne les moyens d'être l'acteur de son redressement et de maîtriser à nouveau son propre destin. Alors qu'en septembre la seule issue semblait la réalisation d'opérations de refinancement dans les pires conditions, le travail de l'Etat des Lieux et les mesures que nous allons prendre démontrent que France Télécom peut reprendre l'initiative. Notre première priorité est de desserrer l'étau financier dans lequel nous nous trouvons pour redonner une dynamique positive à France Télécom." a déclaré Thierry Breton, Président Directeur Général de France Télécom, lors de la présentation d'Ambition FT 2005.

Sans toucher aux fondamentaux du groupe ni à ses "marques" (France Telecom pour le fixe, Equant pour les entreprises, Wanadoo pour l'internet, Orange pour le mobile), Thierry BRETON présente un plan en 3 parties destiné à réduire "l'éteau financier" de 70 milliards d'euros et à rationaliser le groupe.

La première mesure est une refonte du management autour de Thierry BRETON puisque Nicolas DUFOURCQ (DG Wanadoo) annonce sa démission et que Jean-François PONTAL (DG Orange) prendra prochainement sa retraite.

Le second volet de mesures baptisé "TOP" vise à améliorer les gains de productivité de France Telecom en réduisant la masse salariale (reclassement des fonctionnaires dans d'autres ministères, départs à la retraite), en réduisant les investissements (en particulier dans l'UMTS) et en diminuant l'ensemble des coûts opérationnels. TOP devrait générer un cash FlOw de 15 milliards d'euros principallement affectés à la réduction de la dette.

Le troisième volet, financier, portera d'une part sur un renforcement de ses fonds propres de 15 milliards avec les fameux 9 milliards d'euros de l'Etat Français et 6 milliards d'euros à travers des avances d'actionnaires et, d'autre part, sur 15 milliards obtenus en "allongant les échéances de la dette." (France Telecom n'est pas très précis sur ce point pourtant fondamental).

A l'occasion, l'Etat a accepté l'idée de devenir minoritaire au capital. Bercy a même souligné que sa présence au capital de l'opérateur "a été l'une des causes de la crise financière actuelle", faisant allusion au paiement en cash et non en action de l'opérateur Orange à Vodafone.

En attendant, la bourse a bien réagi puisque l'action prenait 15% en mi-journée. Après le plan de sauvetage de Vivendi Universal par Jean-René FOURTOU, Thierry BRETON semble donc avoir réussi son examen d'entrée chez France Telecom. Le spectre de Eurotunnel s'éloigne donc pour les petits actionnaires de France Telecom...
Modifié le 20/09/2018 à 15h39
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