Eric MORGAIN : "Le Deloitte & Touche Technology Fast 50 est perçu comme un tremplin pour les entrepr

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Le 18 novembre 2002
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Eric MORGAIN, Associé du cabinet d’audit/conseil Deloitte & Touche, présente les grandes lignes de la 2ème édition française du palmarès "Technology Fast 50".

AB - Bonjour Monsieur MORGAIN. Quel a été votre parcours avant d'intégrer les rangs du cabinet d'audit et de conseil Deloitte & Touche ?

EM - J'ai passé huit ans dans l'industrie (Colgate, Valeo), d'abord dans la fonction ressources humaines, puis dans des fonctions commerciales.

J'ai ensuite rejoint l'univers du conseil, où j'ai passé dix ans dans les domaines de la stratégie, du marketing et du management comme associé au sein du Groupe Bernard Julhiet, puis associé en charge du développement dans le cabinet d'audit et de conseil Calan Ramolino et Associés. Ce cabinet s'est rapproché de Deloitte & Touche en 1997.

En parallèle, j'ai été chargé de cours en marketing et communication à Paris Dauphine (DESS, Maîtrise) pendant environ huit ans.

AB - Le palmarès Deloitte & Touche "Technology Fast 50" classe les entreprises technologiques les plus performantes en fonction de la croissance de leur CA. Quelles sont les surprises de la 2ème édition française de ce classement ?

EM - Première surprise : dans la conjoncture actuelle, le nombre d'entreprises ayant répondu présent est supérieur à celui de l'année dernière.

Deuxième surprise : beaucoup de ces entreprises ont continué d'enregistrer des taux de croissance très élevés, même en 2001. Près d'une centaine (le classement n'est pas encore définitif à ce jour) ont un taux de croissance supérieur ou égal à 100% entre 2000 et 2001.

Troisième surprise : la fidélité de ces entreprises à cet événement puisque plus de 75% des 50 premiers de la première édition remettent cette année leur titre en jeu.

Preuve que le Deloitte & Touche Technology Fast 50, lancé en 1995 aux Etats-Unis et qui a récompensé des sociétés prestigieuses comme Siebel ou Netscape, est perçu comme un véritable tremplin pour les entreprises technologiques de croissance.

Enfin, la croissance n'est pas l'apanage des entreprises de petite taille, puisque cette année nous avons ouvert une nouvelle catégorie pour les entreprises qui réalisaient un chiffre d'affaires supérieur à 15 millions d'euros en 1998 et que certaines d'entre elles réalisent des taux de croissance à 3 chiffres.

AB - Quels sont les critères d'admissibilité au palmarès "Technology Fast 50" ? Combien d'entreprises candidates ont été présélectionnées cette année en France ?

EM - Le seul critère retenu est celui de la croissance cumulée du chiffre d'affaires sur une période de quatre ans.

Les entreprises doivent être créatrices de technologie, ou avoir un budget de R&D important. Les secteurs d'activité, précisés dans le règlement, couvrent tous les domaines de la technologie : Internet, communication, biotechnologies, logiciels, etc.

A ce jour près de 300 entreprises sont d'ores et déjà enregistrées.

AB - Hors du chiffre d'affaires, quelles variables les départagent ?

EM - Aucune. C'est d'ailleurs la preuve de la parfaite équité de notre palmarès.

AB - Le secteur des technologies de l'information et de la communication traverse une période difficile. Dans un tel contexte comment "faire de la croissance" ?

EM - Cinq facteurs me paraissent communs à la plupart des entreprises qui continuent de croître :

Premier facteur : le maintien de la volonté de croissance.

Deuxième facteur : rester fidèle à sa stratégie.

Troisième facteur : continuer à investir dans ce qui est fondamental, l'innovation produit, de façon à conserver un avantage compétitif important, et la focalisation client.

Quatrième facteur : accorder encore plus d'attention à la motivation, la compétence, l'adhésion du capital humain.

Cinquième facteur : se concentrer sur les vrais indicateurs de croissance (le chiffre d'affaires, bien sûr, mais aussi le nombre de nouveaux clients, le taux de fidélité des clients, la taille moyenne des commandes...) et la rentabilité.

La croissance n'est pas un processus facile et linéaire. Il est normal que les entreprises aient des moments plus difficiles mais l'adaptation de l'entreprise ne doit pas conduire à des changements erratiques de cap.

AB - Monsieur MORGAIN, je vous remercie pour ces observations.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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