Trois questions à Anders HJORTH DG de l'agence webmarketing CVFM

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Le 27 mai 2002
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Pour Anders HJORTH : "Les sociétés ayant basé leur modèle économique sur du gratuit ont fait preuve d'une approche volontairement suicidaire."

AB - Monsieur HJORTH bonjour. Quelles sont les spécificités de CVFM sur le marché du référencement ?

AH - Creating Value for the Millenium se définit comme la création de valeur pour nos clients par le biais de prestations durables et pérennes. Voilà pour l'explication du nom CVFM et de la philosophie d'origine, à savoir des fondements stratégiques solides sur un terrain "mouvant".

Ainsi, le terme référencement commence déjà à être quelque peu rouillé : nous sommes un acteur du marché de la génération et de la qualification de trafic, le référencement n'étant qu'un sous-ensemble.

Les spécificités de CVFM définies par cette dimension de valeur pour le client, notre rôle est d'optimiser un ROI (retour sur investissement) dans un budget marketing visant la création de trafic et la génération de prospects, ou de ventes directement.

Pour toujours viser le ROI, nous avons très tôt été obligés d'aller au-delà du simple positionnement qui ne veut en réalité pas dire grand chose. Ce dont ont besoin les directions marketing chez nos clients c'est d'abord de générer du trafic et ensuite de la transformation.

Dans ce contexte les positions et la visibilité ne sont que des étapes pour y parvenir. S'inscrire dans le temps, être pérenne, signifie pour nous mettre en cause, et remettre en cause, la qualité de nos prestations et les méthodes appliquées pour obtenir des résultats.

Nous devons ainsi suivre les performances des campagnes de création de trafic et pour cela nous avons toute une gamme d'outils développés en interne : un extranet de reporting, des outils de suivi de positions dans des multiples pays, des outils d'industrialisation de tâches. Dernièrement nous avons rajouté le suivi des enchères de positionnement payant (retour dans le rôle de pionnier :-)

De plus, nous nous sommes toujours efforcés de maintenir un gap technologique par rapport a nos concurrents. Nous avons ainsi été les premiers à tester les formules de positionnement payant (les Real Names d'Altavista et Oveture/Goto 1999), et de soumissions payantes (Yahoo Express fin 1999).

Ce qui fait qu'aujourd'hui, nous avons quelques mois d'avance et finissons de mettre au point des outils pour optimiser les budgets de référencement classique, payant et dynamique : un outil d'analyse décisionnelle est en test qui permettra à nos clients de réaliser les arbitrages optimum entre les différentes formes de référencement qui s'offrent à eux en ce moment.

Nous maîtrisons par ailleurs trois techniques de référencement de sites dynamiques.

Grâce à des accords technologiques, nous possédons aujourd'hui des outils permettant de créer des campagnes de référencement hors-site : sans intervention sur le site de nos clients. Je pense que nous sommes les seuls sur ce créneau.

AB - En matière de gestion de noms de domaine et d'affiliation quels sont les prestations proposées par CVFM ?

AH - En matière de noms de domaines, je pense que ceci est de nouveau un sous-ensemble d'une galaxie de services centrés sur la gestion de marques. En fait, CVFM accompagne surtout des grands comptes dans leur gestion de portefeuille et la protection de leurs marques sur l'Internet.

Nous déposons des noms de domaines dans le monde entier, transférons la propriété, récupérons des noms sur le compte de nos clients, effectuons des audits de portefeuille, des veilles de retombées dans le domaine public et des veilles sur les dépôts (encore une fois avec des outils développés en interne) et dernièrement, nous allons également dans le sens d'une protection de la marque de manière encore plus large : audit et recommandations sur le "positionsquatting".

Notre gamme d'outils et la connaissance autant juridique que technique du monde du nommage sur l'Internet nous permet d'assister à la définition de stratégies de dépôts de noms de domaines dans le monde entier pour des multinationales.

L'affiliation entrait, via notre partenariat avec 24pm, dans notre galaxie de prestations en génération et qualification de trafic (marketing viral, partenariats, etc.)

L'affiliation classique a montré ses limites et nous sommes en train de travailler sur "l'après affiliation" avec des techniques qui poursuivent les mêmes objectifs mais sont plus équilibrées tant pour l'annonceur et le partenaire que pour le prestataire.

C'est un chantier en cours pour la société et il est difficile de vous en dire plus pour le moment...

AB - Pour conclure : Pensez-vous que le modèle payant "sauvera" les jeunes, et les moins jeunes, sociétés du Net ?

AH - Non. Je pense que des sociétés ayant basé leur modèle économique sur du gratuit ont fait preuve d'une approche volontairement suicidaire, et les revirements stratégiques n'arriveront pas à les assainir.

Le payant, dans ce contexte, n'est pas un "Deus ex machina" pour des sociétés en difficultés. Les seuls qui s'en sortiront sont ceux qui ont visé le payant depuis le début, la rentabilité très tôt, comme c'est le cas chez CVFM.

En revanche, le payant freinera peut-être le génocide de start-ups, qui sait ?

AB - Anders HJORTH, merci pour ces observations.
Modifié le 18/09/2018 à 14h10

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