Isabelle BATTESTI : MobiStation, spécialiste du divertissement mobile

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Co-fondatrice de MobiStation, un spécialiste du divertissement mobile, Isabelle BATTESTI présente son entreprise et analyse le marché à l'heure du GPRS

JB - Isabelle BATTESTI, bonjour. En quelques mots, pourriez vous présenter votre parcours ?

IB - Bonjour. Diplômée de l'ESSEC et de Sciences-Po Paris, j'ai été journaliste de 1997 à 1999. Après avoir travaillé en production radio sur budget de la commission européenne pour le lancement de l'€uro, j'ai rejoins l'équipe de Christine OCKRENT pour son magasine télé France Europe Express. J'ai rempli la fonction commerciale au sein de l'agence Tout'Ouie en 2000, quittée pour travailler depuis 1 an sur le projet MobiStation.

JB - Qu'est-ce que MobiStation ?

IB - MobiStation a été crée en Novembre 2000 par Sarah DENIS, PDG de l'agence Tout'Ouie, François PIERUCCI et moi-même. Nous avons défini le concept de "MovingGame", une gamme exclusive de jeux interactifs et géodépendants à destination des téléphones mobiles. Nous avons recours au SMS, au WAP ou encore à l'audio afin de proposer des applications comme des jeux, des quizz, des visites guidées ou encore des chasses au trésor.

JB - Quel est votre modèle économique ?

IB - Mobistation entend concevoir et réaliser des jeux que nous proposons à des distributeurs comme les opérateurs cellulaires. Nous partageons des revenus sur la mise à disposition de ces jeux et sur leur consommation (WAP, SMS, Audio) par les mobinautes.

JB - En quoi consiste votre partenariat avec Orange ?

IB - Orange nous permet de distribuer nos jeux comme "Mission Planète des Singes" auprès de ses millions d'abonnés. Orange mise énormément sur ce type de service pour diversifier ses revenus. En Allemagne, le SMS pèse déjà plus de 13% du chiffre d'affaires des opérateurs alors qu'il dépasse tout juste 1% en France !

JB - Quel a été votre cycle de financements ?

IB - MobiStation a été financée par ses fondateurs à sa création. Nous avons ensuite réalisé un tour d'amorçage de 1.2 million de francs auprès de business angels. Nous pensons atteindre le point mort au printemps 2002.

JB - Que pensez vous de inFusio, Ludigames (filiale à 20% d'UbiSoft) ou encore Infogrames, d'autres marques françaises très actives en matière de jeux mobiles ?

IB - UbiSoft et InfoGrames n'ont pas encore vraiment investi sur ce segment et ne bénéficient pas, comme nous, d'une longue expertise sur le media mobile, ses exigences et particularités. Mais ils ont les moyens d'attendre et nous étudions attentivement leurs développements. inFusio a choisi de développer une technologie propriétaire présente sur un tout petite nombre d'appareils. Nous préférons travailler sur le parc existant et exploiter le SMS, l'audio ou encore le WAP, qui équipent des dizaines de millions de téléphones en Europe.

JB - Les prochains mois seront marqués par l'arrivée du GPRS. Quel est votre sentiment sur cette technologie ?

IB - En ne facturant que le débit transféré, le GPRS nous permet de créer des jeux au coût plus compétitif qu'ils ne l'auriaent été avec le simple GSM. Outre le coût, le GPRS permet des débits plus élevés qui nous permettent d'intégrer des éléments graphiques voire audiovisuels à nos produits. Enfin, sur un plan technique, le GPRS nous permet de faire appel dans une même session à un serveur vocal, ce qui augmente sensiblement nos possibilités. Incontestablement, le GPRS sera le véritable décollage du WAP et de l'internet mobile en Europe.

JB- Isabelle BATTESTI, je vous remercie.
Modifié le 20/09/2018 à 15h39
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