France Telecom fragilisée par sa dette colossale

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64,9 milliards d'euros, tel est le montant de la dette de , annoncée lors de la publication des résultats semestriels.

Pour ses résultats semestriels 2001, France Telecom affiche une progression de 14% de son Ebitda (excédent brut d'exploitation), à 6.066 millions d'euros et de 2.8%¨de son résultat opérationnel à 2.714 millions d'euros pur un chiffre d'affaires consolidé de 20,4 milliards d'euros.

Mais l'opérateur a enregistré au premier semestre une diminution de moitié de son résultat net à 1,95 milliard d'euros (contre contre 3,82 milliards l'année précédente), liée à une coûteuse stratégie de croissance (dont le rachat d'Orange au britannique Vodafone).

Mais le chiffre le plus intéressant, et le plus effrayant, est celui de la dette colossale du groupe qui atteint 64,9 milliards d'euros !

D'ailleurs, Michel BON, le PDG de France Telecom, a reconnu que le niveau d'endettement de la société était très élevé lors d'une conférence de presse mais a tenu à préciser : "Notre dette n'est pas un risque mais un poids que nous allégerons. Nous reviendrons d'ici fin 2003, comme nous nous y sommes engagés, à une situation financière convenable dans un secteur comme le notre, avec un ratio de dettes nettes/Ebitda se situant entre 2,5 et 3".

Dans un scénario optimiste, la dette serait ramenée à 37-47 milliards d'euros fin 2003, soit un ratio de 2,2 à 2,8. Dans une situation moins favorable, elle se situerait entre 52 et 59 milliards, soit un ratio de 3,1 à 3,6. Mais dans tous les cas, France Telecom estime qu'il pourra « assurer le service de sa dette et autofinancer ses investissements ».

Pour réduire sa dette record, le groupe prévoit une série de cessions d'actifs non stratégiques (désengagement de STMicroelectronics au profit d'Areva, cession de Sprint PCS ) qui complèteront l'amélioration attendue de l'Ebitda et du flux de trésorerie. Et Michel Bon précise : « Nous n'avons aucune intention de brader nos actifs ».

Soucieux de rassurer les marchés, le directeur financier, Jean-Louis Vinciguerra a toutefois exclu toute augmentation du capital et toute cession de titres Orange pour réduire l'endettement du groupe. Il a également exclu de céder des titres France Télécom détenus en autocontrôle "tant que son cours ne se sera pas redressé de manière significative".
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