Les NTIC en question au CeBIT

Ariane Beky
Publié le 26 mars 2001 à 00h00
La grand messe des NTIC au CeBIT de Hanovre est l'occasion d'un débat sur l'avenir du secteur technologique européen.

A l'occasion du CeBIT de Hanovre l'avenir du secteur technologique européen fait débat. Les grandes sociétés européennes du secteur des NTIC se méfient de la baisse de l'investissement Outre-Atlantique.

«Nous sommes tous au fait du recul de l'économie américaine et nous savons que le Japon ne se porte pas aussi bien que nous l'espérions» a déclaré Henning KAGERMANN, co-Directeur de l'éditeur Allemagne.

Prudence également chez Palm par l'intermédiaire de son Vice-président Mike WEATHERLEY : «Je ne ressens pas le même genre de difficulté et de pression que ce dont nous entendons parler aux Etats-Unis. Cependant, il ne fait aucun doute qu'il y aura un impact sur l'économie européenne.»

Pour l'Américaine Carly FIORINA, Présidente de Hewlett-Packard : «Le ralentissement de l'économie américaine se propage à l'évidence aux autres régions du monde. Je ne suis pas optimiste concernant l'immunité de l'Europe face au ralentissement de l'économie, ni sur une guérison rapide pour le second semestre 2001.»

Même son de cloche, chez Systems ou Oracle. Quoiqu'il en soit, les observateurs européens pensent encore avoir une marge de croissance.

«Nous estimons que le marché des téléphones portables connaîtra cette année une croissance de 20%. Cela reste correct même si très inférieure aux 100% de l'an dernier» déclare Volker JUNG, Directeur de la branche mobiles de Siemens AG.

Le Finlandais Nokia, numéro un mondial du secteur, maintient ses prévisions de croissance des ventes à 30% pour cette année mais revoit à la baisse ses chiffres de livraison pour le trimestre en cours.

Les industriels européens auraient anticipé la crise et évité «le pire» ?
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