Nicolas DUFOURQ, Directeur Général de Wanadoo

Jérôme Bouteiller
10 octobre 2000 à 00h00
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A l'occasion de la présentation de ses résultats trimestriels, Nicolas DUFOURQ, directeur général de Wanadoo, a bien voulu donner son sentiment sur des sujets stratégiques comme la téléphonie IP, la diffusion numérique payante ou encore l'internet mobile.

A l'occasion de la présentation de ses résultats trimestriels, Nicolas DUFOURQ, directeur général de Wanadoo, a bien voulu donner son sentiment sur des sujets stratégiques comme la téléphonie IP, la diffusion numérique payante ou encore l'internet mobile.

JB - Monsieur Dufourq bonjour. a annoncé un partenariat avec iPin dans les micopaiements. Est-ce qu'il préfigure une offre de distribution numérique payante type Pay perView ou Vidéo à la demande ?

ND - Absolument. c'est exactement pour ça qu'on le fait. Nous avions déjà proposé une offre de Pay Per View sur Wanadoo mais nous souhaitons encore populariser ce principe grâce à notre accord avec iPin. D'ici 2 à 3 ans, nous pensons séduire de 1000 à 1500 marchands afin de permettre à nos clients d'acheter des biens immatériels comme des extraits musicaux MP3 pour quelques francs.

JB - Pourrait-on imaginer une dématérialisation d'Alapage, votre cybermarchand de biens culturels ?

ND - Oui, absolument, c'est une des raison de notre investissement dans Alapage. A terme, il pourrait devenir un véritable portail multimédia et abandonner la commercialisation des biens physiques.

JB - Aujourd'hui, il est possible de téléphoner en passant par le réseau Internet. Est-ce que Wanadoo va devenir concurrent de France Telecom ?

ND - Vous savez la priorité pour nous n'est pas de lancer une offre de téléphonie vocale IP sur wanadoo mais plutôt de répondre aux besoin de nos clients. Notre priorité est de proposer le meilleur accès, les meilleurs services et les meilleurs contenus pour nos clients. Peut-être qu'un jour ça viendra. On se posera la question à ce moment là.

JB - Itineris propose un accès à des contenus WAP sur ses derniers terminaux. Pourquoi cette "activité" n'est-elle pas gérée par Wanadoo ? Pourquoi se limiter aux contenus de Voila Mobile ?

ND - Dans le cas particulier des mobiles, c'est l'opérateur de boucle locale qui est l'opérateur d'accès internet. Il fournit aussi bien la voix que les données internet. En matière de téléphonie fixe, compte tenu de la position de dominance de France Telecom, les autorité de régulation de la concurrence n'auraient jamais permis une offre comparable. C'est pour ça que nous avons crée la filiale Wanadoo, dont les relations avec France Telecom sont les mêmes que celles d'autres fournisseurs d'accès comme Club Internet

JB - Wanadoo se présente comme un groupe de Média. Malgré vos accords avec Emap, pensez vous être à la hauteur de géants comme Vivendi/Havas/Universal ou encore AOL/TimeWarner ?

ND - Il ne faut pas nous juger sur les troupes. Il faut nous juger sur les résultats. Or nous avons 67% de taux de converture, en dépit du fait que nous ne sommes pas un énorme groupe de contenu. Ce qui est frappant c'est que les géants du contenu ont des résultats qui sont relativement faibles.

JB - Mais votre taux de couverture est lié à votre activité de FAI, pas de contenu...

ND - Je ne le pense pas. En France, près de 80% des internautes conservent Wanadoo en page de démarrage. Si ils l'ont gardé, c'est qu'il est bon. C'est très facile à enlever. A l'étranger cette proportion est plus faible car nos portails étrangers doivent encore être enrichis

JB - Monsieur Dufourq, je vous remercie.
Entretien réalisé en Octobre 2000 par Jérôme BOUTEILLER
Modifié le 20/09/2018 à 15h38
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