Le New York Times berné par un courriel

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Le 23 décembre 2008
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Qui aurait cru qu'un courriel puisse avoir de telles conséquences? Lundi 22 décembre, le New York Times publie une lettre attribuée à Bertrand Delanoë. Il y expose son avis sur la candidature de Caroline Kennedy qu'il trouve « pour le moins surprenante et pas vraiment démocratique », tout en poursuivant que « nous les Français ne pouvons qu'y voir une démarche dynastique du déclinant clan Kennedy dans le pays des Droits de l'Homme. (...) Peut-on parler de déclin américain? » Une missive qui, reçut par courrier électronique s'est finalement avérée être un faux.

Publier cette lettre « transgresse à la fois nos standards et nos procédures », explique le journal dans une note mise en ligne le jour même. « Cette lettre, comme beaucoup d'autres aujourd'hui, est arrivée par e-mail. Au Times, c'est la procédure de vérifier l'authenticité de chaque lettre. Dans ce cas précis, notre équipe a envoyé une version à l'émetteur sans pour autant recevoir de réponse. Nous aurions dû alors contacter le bureau de Monsieur Delanoë, pour vérifier qu'il nous avait bien écrit », plaide le Times.

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En fait, ce sont les retours de blogs français qui ont alerté la mairie de Paris. Alors que 90% des courriels sont des spams, soit plus de 150 milliards par jour (Marshall, Cisco), ne serait-il pas temps pour les rédactions de prendre toutes les précautions nécessaires lors de la réception de tels courriers? D'autant que celui-ci ne paraissait pas d'une implacable rigueur didactique. Les signatures électroniques et autres verrous, en plus des vérifications et croisements méthodiques des journalistes, pourraient-ils être une solution?
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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