De nouveaux brevets sur la FAT rejetés

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Le 05 octobre 2005
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{PUB}L'U.S. Patent and Trademark Office (bureau de validation des brevets américains), a finalement rejeté la demande de deux nouveaux brevets autour du système de fichiers FAT (File Allocation Table) réclamé depuis quelques temps par Microsoft. En juin dernier, l'US PTO avait informé la firme de Redmond qu'elle allait réexaminer sa demande. C'est donc la seconde fois que les derniers dépôts de brevets de Microsoft sur la FAT sont rejetés, le premier rejet avait eu lieu au mois de septembre 2004.

Ces derniers brevets portent principalement sur la technologie employée dans la FAT pour prendre en charge les noms longs. Microsoft précise que l'US PTO a rejeté cette demande, car les six noms cités dans cette requête, qui désignent, les inventeurs de la FAT, ne sont pas appuyés par des preuves concrètes.

Microsoft pense être en mesure d'apporter de nouvelles preuves au dossier pour faire valider sa demande de brevet. La firme de Redmond possède déjà quelques brevets sur la technologie de fichiers FAT. L'accès à cette technologie est déjà proposé à la vente à certaines sociétés sous la forme de licences Microsoft.

Ces nouveaux dépôts de brevets inquiètent la communauté « Open Source ». En effet, certains craignent depuis quelques temps, que Microsoft exploite sa ribambelle de brevets sur la FAT pour attaquer les développeurs de logiciels libres. Il faut savoir que plusieurs systèmes libres comme Linux ou Unix exploitent la FAT pour s'échanger des fichiers avec les machines accompagnées de Windows.

Si Microsoft cherche à réclamer des royalties auprès des développeurs de logiciels libres, cela pourrait exclure les logiciels compatibles avec la FAT de la licence GNU/GPL. Cette licence précise effectivement qu'aucune technologie associée à un brevet réclamant des royalties ne doit être présent dans les logiciels / systèmes sous GNU/GPL.

Il y a quelques années Microsoft a utilisé certains brevets sur la FAT pour réclamer des royalties aux fabricants de Clés USB ou de cartes mémoires qui utilisent ce système de fichier pour autoriser le stockage de données dans leurs produits respectifs. En validant l'ensemble de ses brevets, Microsoft pourrait effectivement réclamer des royalties à n'importe quel éditeur, développeur, fabricant qui souhaite écrire ou lire des données depuis le système FAT.

Microsoft affirme qu'il a créé le système de fichiers FAT en 1976. Aujourd'hui, cette technologie vieillotte est toujours très utilisée, notamment sous Windows.
Modifié le 18/09/2018 à 15h00

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