"Mémoiresdeshommes" plonge l'internaute au coeur des tranchées

Par Matthieu Dailly
le 10 novembre 2008 à 17h48
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23 juin 1916: « A partir de 4 heures, bombardements d'une violence inouïe sur les premières lignes, c'est le martelage méthodique et implacable », peut-on lire dans le journal de bord de la 41e brigade d'infanterie française. La direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA), en partenariat avec le Service historique de la Défense (SHD), a en effet souhaité étendre à un plus large public l'accès aux fonds documentaires du ministère de la Défense. Elle vient de mettre en ligne, grâce à la numérisation de millions de documents, les journaux des unités.

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Cette base, présentée à l'occasion de la commémoration du 90e anniversaire de l'armistice du 11 novembre, donne accès aux images numérisées des journaux des marches et opérations, des carnets de comptabilité en campagne, des journaux de bord de toutes les unités militaires engagées durant la Première Guerre mondiale. Une démarche qui vise, entre autres, « à honorer la mémoire de celles et ceux qui ont participé ou donné leur vie au cours des conflits de l'époque contemporaine », écrit le ministère.

Une première base présentant plus de 1,3 million de fiches individuelles numérisées de militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention « Morts pour la France », avait déjà été mise en ligne en 2005. Une seconde, mise en ligne en 2004, comprend plus de 70.000 fiches individuelles numérisées de soldats ayant appartenu à l'aéronautique militaire. Mais il est également possible sur ce site, de consulter nombre d'archives écrites et photographiques des guerres de 1914-1918, 1939-1945, d'Indochine ou encore d'Algérie, ayant impliquées la France.

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Seul problème: « A la suite d'aspirations massives des images mises en ligne sur le site Mémoire des hommes et aux graves dysfonctionnements que ces aspirations ont causés, le ministère de la Défense est dans l'obligation de rappeler à tous les internautes que l'article 323-2 du Code pénal prévoit que le fait d'entraver ou de fausser le fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende », écrit le ministère.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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