L'Hadopi et la SACD veulent du nouveau pour la VoD

Olivier Robillart
Publié le 24 octobre 2011 à 18h07
Les deux entités critiquent sévèrement l'offre actuelle en matière de vidéo à la demande. D'un côté l'Hadopi estime que le prix moyen d'un film est encore trop élevé. De l'autre, la société la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) considère que la chronologie des médias est « anachronique et inadaptée ».

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L'Hadopi vient de rendre une note (.pdf) portant sur les offres existantes sur la vidéo à la demande (VoD). Baptisée « l'offre et la consommation de cinéma sur les réseaux », l'étude qui se base sur des chiffres du Conseil national de la cinématographie et de l'institut GFK, pointe deux freins majeurs au développement de l'offre légale.

La haute autorité, dont l'une des missions est de promouvoir l'offre légale, note que : « les participants au débat soulignent le caractère particulièrement onéreux de l'offre de VoD pour les achats à l'acte. Le prix est souvent jugé peu attractif par rapport à l'offre physique (DVD, BluRay), notamment pour les offres groupées (saison complète d'une série), proposées à des prix inférieurs sur support physique ». En détail, l'Hadopi considère que le prix moyen de vente des œuvres de cinéma en VoD tourne autour de 4,25 euros.

Outre les critiques portant sur les politiques tarifaires pratiquées, l'étude met en lumière des délais trop longs entre la sortie d'un film et sa disponibilité en VoD. Cette chronologie des médias reste encore, selon les personnes interrogées, un frein au développement de l'offre. « Si la disponibilité des films a été avancée à 4 mois après la sortie en salle, au lieu de 7,5 mois dans la réglementation précédente, de nombreux internautes soulignent que 36 mois s'écoulent entre la date de sortie en salles d'un film et le moment de sa disponibilité sur une plateforme de VoD sur abonnement » note l'étude. Pour information, cette chronologie est portée à 48 mois pour la VoD gratuite.

Visiblement sur la même longueur d'onde que l'Hadopi, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a également formulé des critiques à l'égard de l'offre actuellement proposée. L'organisation juge cette chronologie des médias « anachronique et inadaptée » et considère que cette situation complexe nuit au marché.

Elle invite donc les professionnels à réduire les délais de diffusion pour les films qui n'ont pas reçu de financement de chaînes de télévision. Reste à savoir quel écho recevra cette proposition et comment elle pourra être prise en compte dans les négociations contractuelles de diffusion entre éditeurs de VoD et les Majors.
Olivier Robillart
Par Olivier Robillart

Mêler informatique, politique et journalisme tu essaieras ! Voilà ce que m'a demandé un jour un monsieur ridé tout vert qui traînait dans un square en bas de mon immeuble. J'essaie désormais de remplir cette mission en tant que rédacteur pour Clubic. Je traite principalement de politique numérique tout comme de sécurité informatique et d’e-Business. Passionné de Star Wars, de Monster Hunter, d’Heroic Fantasy et de loisirs numériques, je collabore régulièrement à de multiples projets vidéo de la rédaction. J’ai également pris la fâcheuse habitude de distribuer aux lecteurs leur dose hebdomadaire de troll via la Clubic Week.

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