Avertisseurs de radar et téléphone au volant : sanctions durcies

01 juin 2018 à 15h36
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Nouvelles technologies et sécurité routière ne font pas forcément bon ménage : téléphoner au volant ou utiliser un avertisseur de radar qui n'a pas été mis en conformité aux nouvelles règles sera désormais plus sévèrement puni.

Le décret qui encadre les nouvelles sanctions venant frapper l'utilisation indue d'un téléphone portable au volant ou le fait d'employer un avertisseur de radar ne répondant pas aux règles françaises est paru au Journal Officiel du 4 janvier : celles-ci entrent donc immédiatement en vigueur.

Téléphone au volant : 135 euros et trois points

L'usage « d'un téléphone tenu en main » est maintenant sanctionné d'une amende de 135 euros ainsi que du retrait de trois points du permis de conduire, contre 35 euros et deux points auparavant. Notons que contrairement à ce que certains automobilistes croient parfois, ça n'est pas le fait de « téléphoner au volant » qui est puni, mais celui d'utiliser son téléphone en le tenant en main : autrement dit, l'envoi de SMS ou la mise à jour de son profil Facebook sont tout aussi concernés que le traditionnel appel, qui lui reste autorisé dès lors qu'il est passé à l'aide d'un kit mains libres.

Dans la même veine, le fait de visionner un écran de télévision en conduisant est maintenant puni d'une amende de 1500 euros et du retrait de trois points, contre 135 euros et deux points précédemment.

Avertisseurs de radars : 1500 euros et six points

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L'autre grande mesure phare du décret 2012-3 « portant diverses mesures de sécurité routière » a trait aux fameux avertisseurs de radars, dont « la détention, le transport et l'usage » sont maintenant punis d'une amende de 1 500 euros et d'un retrait de six points du permis.

En gestation depuis le début de l'année 2011, cette interdiction a partiellement été contournée par les fabricants de ces avertisseurs de radar, qui jouent la carte de la mise en conformité pour que leurs produits restent utilisables légalement. Les Coyote, Wikango et consorts affirment en effet maintenant ne pas commercialiser des avertisseurs de radars mais des assistants d'aide à la conduite capables de prévenir l'automobiliste lorsque celui-ci approche d'une « zone à risque » qui, ô surprise, coïncide souvent avec l'implantation d'un radar fixe ou mobile.

Chez Coyote, on va même, comme l'ont remarqué nos confrères de Turbo.fr, jusqu'à proposer aux automobilistes d'imprimer un « certificat de conformité » attestant que l'avertisseur de radar a bien été mis à jour pour convenir aux nouvelles règles en vigueur. Les applications dédiées proposées sur smartphones devraient quant à elles aisément pouvoir passer sous le radar (pardon) puisque les forces de l'ordre n'ont théoriquement pas le droit d'inspecter le téléphone portable d'un usager dans le cadre d'un simple contrôle routier.

Au delà du champ des nouvelles technologies, les nouvelles règles prévoient une amende de 135 euros en cas de circulation sur la bande d'arrêt d'urgence (35 euros précédemment). Le port obligatoire d'un vêtement muni d'un équipement rétroréfléchissant pour les conducteurs d'un deux roues de plus de 125cm3 entrera quant à lui en vigueur le 1er janvier 2013.

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