Intel Compute Stick : un PC complet dans une clé !

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le 22 juillet 2015
 

Premier démarrage


La première mise en route du Compute Stick prend tout de même quelques très longues minutes puisqu'on est amené à configurer le système pour une première utilisation.

Ainsi, Windows 8.1 nous demandera-t-il pêle-mêle de choisir la langue, d'accepter le contrat de licence, de sélectionner un réseau Wi-Fi et de saisir le mot de passe associé, sans oublier de renseigner notre compte Microsoft, ce qui déclenchera l'authentification renforcée avec code réceptionné par SMS. Une fois toutes ces étapes accomplies, Windows télécharge des mises à jour critiques, redémarre puis configure ses applications issues du Windows Store avant... de nous laisser la main. Enfin ! Car ce processus est très, très long.

Si Windows nous fait croire qu'il installe des mises à jour pendant le premier démarrage, il en reste en vérité un bon paquet : plus de 75 mises à jour sont encore à installer via Windows Update après le premier démarrage du Compute Stick ! Leur installation nous a pris 4 heures et 5 minutes. Non, il n'y a hélas pas d'erreur. L'installation initiale après le téléchargement de l'ensemble des mises à jour via une connexion fibrée s'est soldée par un échec (75 des 76 mises à jour ne se sont pas installées pour une raison inconnue) et il nous a fallu redémarrer pour que l'installation se poursuive. Ce processus interminable s'explique par la lenteur du disque embarqué au sein du Compute Stick. Et une fois ces 76 mises à jour installées, on en découvrira, deux redémarrages plus tard, encore 65 à faire... Nous avons cessé à ce moment-là notre funeste décompte des heures prises par les mises à jour Windows.

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Les mises à jour Windows : une épreuve


Evidemment pour progresser à travers toutes ces étapes il vous faudra, en plus de l'indispensable patience, un hub USB. Le Compute Stick dispose en effet d'un seul et unique port USB. Le hub USB devient donc votre meilleur ami puisqu'il faudra raccorder une souris traditionnelle ne serait-ce que pour associer un clavier ou une souris Bluetooth. L'autre solution c'est d'utiliser un de ces claviers avec touchpad intégré et utilisant un seul et unique dongle USB.

Difficile de ne pas évoquer le stockage qui nous fera quelque peu tiquer en regardant l'espace disponible sur C:. Alors qu'Intel annonce un disque de 32 Go, ce sont en réalité 21 Go qui sont visibles par Windows, dont 6 Go sont déjà occupés. En clair, au démarrage, il reste 15 Go d'espace disponible. Après l'installation des mises à jour, il nous reste... 10 Go. A noter qu'Intel a le bon goût de ménager une partition de restauration de Windows, ce qui permet donc de restaurer à tout moment son Compute Stick comme sorti d'usine.

Une installation Windows imparfaite parfois sans le son !


Curieusement, l'installation Windows par défaut de ce Compute Stick est incorrecte. En effet, les applications Metro comme la Météo ou les actualités sont en anglais tout comme Windows Defender par exemple, alors que le reste de Windows est bien en français. Ces errements seront toutefois corrigés après la pénible installation de la litanie de mise à jour Windows.

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Windows 8.1 avec Bing : des éléments en anglais avant le torrent de mises à jour


Autre bizarrerie qu'Intel a rectifié : l'absence de pilotes graphiques Intel HD. Les premières livraisons du Compute Stick en étaient dépourvues. Avec une conséquence regrettable : l'absence de son sur votre téléviseur. Si vous êtes dans ce cas de figure, rendez-vous sur les pages support d'Intel pour récupérer le bon pilote : quelques mégaoctets plus tard, tout rentrera dans l'ordre.

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Premiers batchs de Compute Stick : pas de pilote graphique - Propriétés des pilotes Intel une fois ceux-ci installés


Du reste puisque nous parlons du son, un détail, et non des moindres, lié au format du dispositif est à ne pas perdre de vue : le Compute Stick ne comporte aucune connectique audio qu'elle soit analogique ou numérique. Impossible donc d'y brancher un casque, des enceintes ou un micro sauf évidemment à passer par un DAC USB. Et pour les téléviseurs HDMI anciens sans retour audio (ARC) reliés à un amplificateur Home-Cinema : pas moyen de passer par une éventuelle sortie optique.

A l'usage


Durant nos tests, nous avons très vite réalisé les limites de l'objet. Derrière le format compact, se cachent des concessions qui, pour certaines, horripilent dès la mise en route. Les Windows Update interminables sont une épreuve et trahissent évidemment les médiocres performances du disque eMMC retenu par Intel.

Ce n'est pas le seul élément bloquant. Microsoft aura beau dire : 2 Go de mémoire vive c'est peu, et surfer sur le Web devient rapidement une corvée dès lors que le nombre d'onglets croît et que les sites chargent des éléments en Flash, par exemple.

Nous pensions d'ailleurs redorer le blason du Compute Stick avec Netflix. Erreur. En ouvrant Internet Explorer pour lancer le service de streaming vidéo, après la sélection du premier épisode de Sense 8, nous avons eu l'audio... mais aucune image. Et du côté de Chrome me direz-vous ? Le navigateur de Google nous affichera bien l'image, en plus de nous offrir le son, mais nous assistons à un triste diaporama. Un tour dans le gestionnaire des tâches nous signalera une consommation CPU qui crève le plafond... On pense donc que le stick est ici victime de sa faible puissance : c'est le cas, mais en réalité Windows devait effectuer des tâches de fond lors de son premier test.

D'autres tests, plus tard, donnent un bilan plus positif sans être toutefois satisfaisant. A défaut de tomber dans le diaporama que l'on ne peut visionner, nous avons pu avoir Netflix de manière fluide avec toutefois des ralentissements ça et là, lors des scènes d'action les plus rapides. En ce qui concerne les MKV et, avec VLC, le Stick réussit à les lire au prix d'un taux d'occupation processeur qui n'a rien d'anodin : plus de 60% pour un MKV issu d'un rip Blu-ray, dans les 26% pour le MKV d'une série à la mode en provenance de nos amis américains. Mais dans les deux cas, cela fonctionne.

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Utilisation CPU en lecture Netflix : Episode 1, Saison 1 de Walking Dead


Intel Remote Keyboard


A noter une vraie bonne idée d'Intel sous la forme de l'Intel Remote Keyboard. Il s'agit d'un exécutable que vous installez sur votre Compute Stick et qui, par le biais de l'application Android ou iOS, permet de contrôler le déplacement de la souris, le clic, et propose un clavier virtuel sur votre téléphone. C'est simple, propre, rapide et efficace. Naturellement, il faut que le Compute Stick et le smartphone soient connectés sur le même réseau ; la première connexion est sécurisée par l'affichage d'un QR Code sur l'écran du Compute Stick que l'on scannera avec l'APN de son smartphone.

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Contrôler son Compute Stick depuis son smartphone


L'application présente même une zone de défilement pour faciliter le déplacement de haut en bas dans les pages Web. Seul point un peu moins intuitif : le clic droit s'obtient en appuyant de ses deux doigts sur l'écran : peu pratique, un appui prolongé nous aurait paru préférable. Dans tous les cas, cette solution permet de s'affranchir des problématiques de hub USB ou de clavier/souris sans fil ! Reste qu'il faudra bien disposer du couple clavier/souris traditionnel pour installer l'application la première fois.

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L'app iOS Intel Remote Keyboard
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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