L'administration d'Obama planche sur l'identité numérique

le 10 janvier 2011 à 12h08
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Gary Locke
L'administration du président Barack Obama prévoit de déployer un système d'identité numérique pour chaque citoyen du pays. Le projet sera pris en charge par le département du commerce américain. Ce dernier vole donc la face à d'autres entités qui s'étaient montrées intéressées par cette initiative et notamment la NSA (National Security Agency).

« Nous ne parlons pas d'une carte d'identité  », déclare Gary Locke, le chef du Département du Commerce des États-Unis. Il ajoute : « nous ne parlons pas d'un système contrôlé par l'Etat. Il s'agit de renforcer la sécurité et la vie privée sur Internet tout en réduisant, voire anéantissant totalement, le besoin de mémoriser une douzaine de mots de passe avec la création d'une identité numérique plus sécurisée ».

Ce « passeport Internet » permettrait entre autres, d'assurer des paiements sécurisés sur les sites marchands même si Howard Schmidt, chargé de la cyber -sécurité au sein de l'administration d'Obama, affirme qu'il sera toujours possible de rester anonyme. « Vous n'aurez pas besoin d'obtenir un identifiant si vous n'en voulez pas », déclare-t-il ainsi en ajoutant qu'une base de données centrale ne verra probablement jamais le jour. Selon le blog américain Cnet, la nature exacte du dispositif ne serait pas encore arrêtée. Ce dernier pourrait s'apparenter à un certificat numérique ou une carte à puce permettant d'authentifier l'identité de l'utilisateur.

Dans l'Hexagone, la ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait précédemment planché sur la question. Travaillant alors en tant que secrétaire d'État à la Prospective et au Développement de l'économie numérique, elle avait présenté le projet IDéNum, un dispositif permettant de favoriser « le développement des usages d'Internet. Il permettra d'accéder à de nouveaux services comme la souscription de contrats en ligne ou la demande d'allocations familiales ou sociales », déclarait la secrétaire d'Etat.

D'autres, à l'image d'Eugène Kasperky, s'étaient montrés bien plus fermes en proposant une solution internationale et obligatoire. Dans un entretien recueilli par ZDnet Asia en octobre 2009, l'éditeur des solutions de sécurité affirmait : « J'aimerais changer le mode de fonctionnement de l'Internet en présentant des lois - des passeports Internet, une police Internet et des accords internationaux - afin de réguler les standards du web », affirmait-il. Et d'ajouter : « Et si certains pays ne sont pas d'accords ou ne respectent pas ce contrat, alors il suffira de les déconnecter ».
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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