PRISM : France et Allemagne demandent à nouveau des explications

01 juillet 2013 à 15h15
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Suite à de nouvelles révélations du Guardian et de la presse allemande, les autorités des deux pays font front commun pour obtenir davantage de précisions de la part des Etats-Unis. François Hollande demande ainsi à ce que ce type de pratiques cesse et l'Allemagne souhaite que des éclaircissements soient apportés.

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Ce dimanche, la presse allemande a donné un nouveau coup de semonce à l'encontre des autorités américaines, accusées d'avoir mis en place un système permettant d'espionner ses partenaires mais également de solliciter des informations de la part des géants de l'informatique comme Microsoft, Apple, Facebook ou Yahoo.

Der Spiegel précise ainsi que la NSA aurait été en mesure d'espionner plusieurs bureaux d'organismes de l'Union européenne. Le journal ajoute que la NSA aurait déployé du matériel permettant l'écoute de représentants communautaires à Washington ainsi qu'aux Nations Unies. Le dispositif aurait permis au renseignement américain de connaître non seulement le contenu d'appels téléphoniques mais également d'e-mails ou de documents officiels. Enfin, la presse indique qu'un immeuble hébergeant le Conseil européen à Bruxelles aurait été surveillé.

Suite à ces nouvelles révélations, un porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a demandé des éclaircissements aux Etats-Unis, les enjoignant notamment de « rétablir la confiance » avec ses partenaires européens. La France s'est également mêlée aux critiques suite à d'autres informations publiées cette fois-ci par le Guardian.

Le quotidien a pour sa part indiqué que plusieurs ambassades dont la représentation française à Washington avaient été placées sur écoute par les services américains. François Hollande a donc demandé aux Etats-Unis de cesser « immédiatement » ces éventuelles pratiques, réitérant également sa demande d'explications.

De leur côté, les Etats-Unis ont tenté une nouvelle fois de désamorcer les critiques. John Kerry, secrétaire d'Etat des Etats-Unis, a déclaré auprès de Reuters que ces activités n'étaient pas inhabituelles. Il a précisé que : « chaque pays confronté aux affaires internationales mène de nombreuses activités afin de protéger sa sécurité nationale, et tous les types d'informations y sont utiles ». Une manière de dire qu'au petit jeu des écoutes, chaque pays devait tout d'abord considérer ses propres pratiques.

Toutefois, les Etats-Unis voient de nouvelles critiques s'ériger à leur encontre. Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice et aux droits fondamentaux, a ainsi demandé à ce que les Etats-membres de l'Union européenne gèlent leurs négociations commerciales avec les Etats-Unis tant que le pays n'aura pas livré davantage d'informations sur ces affaires de surveillance.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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