STMicro et IBM investiront dans les semi-conducteurs en Inde

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Le 16 septembre 2013
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Le gouvernement indien entend moins dépendre des puces étrangères. Il a pour cela formulé des mesures incitatives afin d'attirer les investissements. IBM et STMicro ont répondu à l'appel.

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Le marché de l'IT indien est en pleine explosion et les acteurs occidentaux ne veulent pas manquer le coche. C'est pour cette raison que STMicroelectronics et IBM annoncent qu'ils prendront part à deux consortiums relatifs à l'installation d'usines de semi-conducteurs. Relayée par le Wall Street Journal, l'information a été dévoilée la semaine dernière par le ministre de l'Information Manish Tewari.

Cette annonce fait suite à un assouplissement des conditions d'investissement de la part de New Delhi pour les rendre plus attractifs. L'objectif du gouvernement est que davantage d'entreprises s'installent en Inde de façon à ce que le pays réduise sa dépendance vis-à-vis de l'étranger en matière de semi-conducteurs. Au menu : des subventions pour les investissements et des prêts ont été annoncés.

L'Inde a besoin de 15 unités de fabrication

Selon le ministre des Communications et des Technologies de l'information Kapil Sibal, interrogé par Reuters, « l'Inde a besoin d'au moins 15 unités de fabrication ». Le pays devra attendre deux mois avant que les deux projets ne soient formalisés. Le premier rassemblera l'indien Jaiprakash Associates, l'israélien TowerJazz mais également l'américain IBM en tant que partenaire technologique. L'accord devrait donner naissance à une usine de 3 milliards d'euros située près de la capitale New Delhi.

Quant au second consortium, il comprendra le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics ainsi que ses homologues, l'indien Hindustan Semiconductor Manufacturing et le malaisien Silterra. L'usine, dont l'investissement est évalué à 2,9 milliards d'euros, devrait prendre place à Prantij, à l'Ouest. Avant que ces projets ne soient entérinés, les autorités indiennes ont indiqué qu'elles ne fermaient pas la porte à d'autres entreprises, invitées à formuler leurs propositions.

Les deux sites devraient fabriquer 40 000 wafers de 300 mm par mois selon le ministre. C'est que le gâteau de l'IT est amené à grossir considérablement. Le gouvernement estime que le secteur atteindra les 400 milliards de dollars à l'horizon 2020 contre 45 milliards actuellement. La demande en semi-conducteurs devrait être multipliée par 7, passant de 7 milliards de dollars aujourd'hui à plus de 55 milliards de dollars à en croire l'Association indienne de l'électronique et des semi-conducteurs.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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