Software AG veut placer les processus au coeur de la réflexion IT

19 novembre 2012 à 14h04
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Chantre de la gestion des processus métier, l'allemand Software AG ambitionne de faire coïncider aspirations des départements IT et exigences métier. Un mois après sa convention annuelle, l'éditeur revient pour Clubic Pro sur son parcours, ses ambitions et ses dernières annonces.

Venu de l'univers des bases de données et du transactionnel, Software AG compte parmi les rares éditeurs européens à pouvoir se targuer d'un chiffre d'affaires annuel supérieur au milliard d'euros, soutenu par un catalogue de solutions dont il affirme qu'il couvre désormais la plupart des besoins des entreprises en matière de gestion des processus, de la modélisation à l'optimisation.

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« Le premier tournant est intervenu dans la première moitié des années 2000 avec l'acquisition de WebMethods, qui a signé notre entrée dans le monde de la SOA » (architecture orientée services), se souvient Pierre Brunet, directeur général de Software AG France. Suit, dans la seconde moitié de la décennie, le rapprochement avec IDS Scheer, grâce auquel l'éditeur poursuivra le développement de l'offre de BPM (Business Process Management) et d'exécution des processus ARIS.

« Nous nous situons au milieu de la pyramide, au niveau de la couche des processus qui réconcilie le monde du métier, extrêmement changeant, et celui de l'IT, qui est sur les logiques plus lentes », résume Pierre Brunet. Software AG propose donc sa plateforme d'intégration globale, WebMethods, surmonté d'outils de modélisation des processus puis de différentes briques plus spécifiques.

Bien implanté en France, avec une présence revendiquée chez près de 80% des acteurs du CAC 40 et une volonté affichée de continuer à croître sur les grands et très grands comptes, Software AG indique articuler ses développements produit autour des grandes tendances du moment : cloud computing, mobilité, colaboratif et Big Data.

Lui-même susceptible d'être déployé dans le cloud, le couple WebMethods / ARIS promet ainsi l'intégration sans faille de services Saas à la Salesforce, une messagerie interapplicative capable de pousser des informations en masse vers l'ensemble des terminaux de l'entreprise (Nirvana, issue du rachat de My-Channels), un environnement dédié à la distribution d'applications métier mobiles, ou les briques permettant de constituer les bases d'un réseau social d'entreprise.

Sur le volet Big Data, l'éditeur allemand fait grand cas des actifs issus de Terracotta, racheté en 2011, qui lui permet de doper le traitement des données, structurées ou non structurées, à la vitamine In Memory (les données sont stockées et traitées directement en mémoire vive, au lieu d'être appelées depuis des disques durs). « Nous proposons un cache distribué qui s'appuie sur les technologies Java. Aucune modification du code n'est nécessaire pour tirer les bénéfices de cette approche Big Memory : il suffit de faire pointer vos applications vers Terracotta », détaille Fabrice Hugues, directeur avant-vente chez Software AG. Comme dans tous les scénarios de type In Memory, la promesse est ici celle d'un traitement en quasi temps réel. « Les systèmes de Visa mettaient 45 minutes à détecter la fraude : avec Terracotta, qui leur permet de conserver 30 jours de mouvement en cache, le délai est passé à moins de 4 secondes ».

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Concurrent de poids lourds comme Oracle, IBM et, bien sûr, son compatriote SAP, l'éditeur allemand met en avant sa capacité à s'intégrer à l'existant par le biais de développements progressifs, avec la possibilité d'attaquer le workflow sous des angles divers. Autrement dit, gérer le changement par touches successives plutôt que de procéder à des bouleversements radicaux, tout en contribuant à la création d'un référentiel capable d'englober la totalité du périmètre de l'entreprise. Un domaine « gouverné », sur lequel pourront ensuite s'exercer les logiques de type Complex Event Processing (CEP) ou Master Data Management (MDM).

« Les mutations se font à des rythmes qui ne tolèrent pas les projets trop gourmands en temps », commente Pierre Brunet, tout en admettant que cette logique incrémentale, moins rassurante que le tout intégré, requiert un véritable effort d'adhésion au sein de l'entreprise, ainsi qu'une définition toujours plus fine de la priorité des projets. Il revendique de ce fait une politique de pilotage articulée autour de la valeur immédiatement perceptible par le client : chiffre d'affaires, diminution du risque, etc.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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