CES 2016 : Faraday Future s'attaque à Tesla avec mille chevaux sous le capot

Aurélien Audy
05 janvier 2016 à 16h25
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Vous ne connaissez pas forcément Elon Musk, mais sa société Tesla, pionnière en bolides électriques de luxe, si. Tesla, qui a suscité des réactions de la part des constructeurs automobiles traditionnels pendant toute l'année 2015 se voit maintenant attaqué sur son propre sol par une start-up californienne (à capitaux chinois) : Faraday Future. Le lion tout juste sorti de sa cage s'appelle FFZero1, et c'est un concept car furieux et prometteur !

Malgré toute l'avance qu'a pu accumuler le pionnier Tesla dans la conception de voitures électriques haut de gamme, l'arrivée comme un cheveu sur la soupe de Faraday Future a tout pour être prise au sérieux. Déjà, il faut tout de suite préciser qu'à la tête de Faraday Future, on trouve des anciens de... Tesla et BMW. Nick Sampson, vice-président de la R&D chez Future Faraday mais ancien directeur de conception des véhicules et châssis Tesla. Mais aussi Dag Reckhorn, Alan Cherry ou Tom Wessner, tous ont occupé des postes clés chez Tesla et se retrouvent maintenant dans l'aventure Faraday Future. A qui doit-on le design de Batmobile de la FFZero1 ? A Richard Kim, personne à l'origine des concepts i3 et i8 chez BMW.

Le tout étant appuyé par Jia Yueting, milliardaire chinois fondateur de Leshi TV, le Netflix de l'Empire du milieu. Ce dernier prévoit d'investir 1,4 milliard de dollars pour faire sortir de terre une usine non loin de Las Vegas, avec possiblement 4 500 emplois à la clé. L'offensive est tout de suite beaucoup plus crédible. Mais que vaut la première voiture de la marque ?

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La FFZero1 est le véhicule de tous les superlatifs, même pour un concept car. Le modèle présenté aligne 1 000 chevaux, et doit pouvoir atteindre les 320 km/h. Le 0 à 100 ? En moins de 3 secondes... Si on s'imagine mal aller faire les courses au supermarché avec la FFZero1, on pourra peut-être y aller avec les futures berlines ou SUV qui adopteront le même châssis. La FFZero1 étrenne en effet une plate-forme dont le maître mot est modularité : on fait varier le nombre de blocs de batterie pour déterminer la puissance du véhicule, et les quatre moteurs (un par roue) l'entraînent en fonction. C'est ce que Faraday Future appelle le VPA, Variable Platform Architecture.

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100 % électrique et 100 % numérique puisque le concept car accueille en son sein (dans le volant) un smartphone qui peut être utilisé pour « régler » sa voiture, un peu comme dans un jeu vidéo, mais aussi recueillir des statistiques et informations. Il reste maintenant à voir comment ce beau projet va se traduire dans la pratique et à grande échelle. Faraday Future semble croire davantage à la location qu'à la possession. En tout cas, ce ne sont ni les idées, ni les ambitions (Nick Sampton a déclaré à l'AFP vouloir voir arriver les premières voitures définitives dans les deux ans), ni les moyens qui manquent à la jeune start-up.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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