HP rachète l'instant OS de Phoenix technologies

Par
Le 11 juin 2010
 0
03271378-photo-hyperspace-instant-on-os.jpg
HP poursuit ses investigations dans le domaine des systèmes d'exploitation. Après avoir annoncé l'acquisition de Palm pour un montant de 1,2 milliard de dollars, l'américain vient de confirmer qu'il se portait acquéreur de certains des actifs du spécialiste du BIOS Phoenix Technologies parmi lesquels HyperSpace, un système d'exploitation minimaliste basé sur un noyau Linux qui vise à se substituer à Windows lorsque toutes les fonctionnalités du système de Microsoft ne sont pas requises. La transaction porte sur un montant de 12 millions de dollars.

HyperSpace participe donc à la tendance de l'« instant OS », popularisée par des produits comme SplashTop : un système d'exploitation minimaliste, qui permet essentiellement de communiquer en ligne ou de consulter des fichiers multimédias. Particulièrement léger, il démarre en quelques secondes et vient équipé des applicatifs indispensables que sont navigateur Web, client de messagerie instantanée et lecteur multimédia. L'idée qui sous-tend ce type de produit est qu'il n'est pas forcément nécessaire de s'encombrer du temps de chargement d'un Windows lorsqu'on souhaite simplement effectuer une recherche sur Internet.

Dans le cadre de cette acquisition, HP met également la main sur HyperCore, un hyperviseur permettant de virtualiser certains services Windows au sein d'HyperSpace, et Phoenix Flix, un composant censé faciliter la bascule d'un système d'exploitation à un autre.

HP, qui a d'ores et déjà annoncé son intention d'implémenter WebOS au sein d'une série de terminaux allant de la tablette tactile à l'imprimante connectée, n'a pour l'instant pas dévoilé la façon dont il comptait tirer parti de ces trois technologies, même si l'on peut supposer qu'il envisage d'en équiper rapidement ses lignes d'ordinateurs portables et de netbooks. Phoenix Technologies indique de son côté vouloir se recentrer sur son coeur de métier : le BIOS et les technologies afférentes, pour lesquelles la société indique avoir déjà développé un portefeuille de plus de deux cents brevets.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
scroll top