La bonne affaire de la petite société XYZ.com

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Quel meilleur client que Google pour doper un carnet de commandes ? C'est ce qui est arrivé à XYZ.com, dont l'extension .xyz a intéressé le géant américain pour sa maison-mère.

La nouvelle holding de Google a fait au moins un heureux. Il s'agit de la petite société américaine XYZ.com, détentrice du monopole sur le domaine de premier niveau .xyz. Le lien de cause à effet est simple : le géant de Mountain View a choisi ce « TLD » pour son nouveau site Web, vitrine de toutes ses activités : abc.xyz. Un choix qui a offert une visibilité inespérée à la petite société de Daniel Negari, et boosté ses commandes.

De 3 000 noms de domaines enregistrés chaque jour en moyenne auparavant, le prestataire en dénombrerait dix fois plus depuis l'annonce de Google le 11 août dernier, rapporte Reuters. « Je suis allé voir mon équipe et je leur ai dit que c'était la chose la plus énorme qui pouvait jamais nous arriver. J'ai relu le message tellement c'était surréaliste », a confié le jeune entrepreneur, âgé de 29 ans, auprès de l'agence de presse.

« Fortes fortuna juvat », ou « la fortune sourit aux audacieux », dit le proverbe latin. Pour s'offrir le TLD .xyz, Daniel Negari a dû débourser la coquette somme de 185 000 dollars auprès de l'Icann, le régulateur des noms de domaine. Et pour en garder l'exploitation commerciale, le dépositaire doit également verser 25 000 dollars annuels. La possibilité de créer un nom de domaine date du début de l'année 2012, quand l'organisme américain a ouvert le dépôt de candidatures, étoffant fortement le catalogue classique des .com, .net ou .fr.


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Daniel Negari a fondé la société XYZ.com au début de l'année 2011 - Crédit : XYZ.com


Les investisseurs sont intéressés

Le .xyz, lui, a pour vocation de « combiner les générations X, Y et Z, afin de créer une communauté globale inspirée par Internet et son potentiel infini », explique pompeusement l'exploitant, sur son site Web. S'il ne fait aucun doute qu'Alphabet est transgénérationnel, son choix semble plutôt avoir été dicté par la volonté de refléter son nouveau nom (de a à z), et de souligner l'idée qu'il s'agit d'une « collection de sociétés ».

Daniel Negari a indiqué à Reuters avoir reçu de nombreuses sollicitations d'investisseurs, et même des offres de rachat. Mais XYZ.com n'est pas à vendre. L'entrepreneur veut capitaliser à fond sur son extension-star. Il mise aussi sur d'autres TLD comme les .college et .rent. Et bientôt, les .security, .protection, .theatre, .car, .cars et .auto. N'excluant pas d'entrer en bourse, il affirme que son « œuvre est loin d'être achevée ».


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