Max Mosley, ex-président de la FIA, dépose une plainte contre Google

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Le 29 novembre 2011
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Crédits : Wikipedia
Max Mosley, anciennement président de la Fédération Internationale de l'Automobile, a décidé d'intenter un procès à Google afin de forcer la firme californienne à revoir son système de modération.

En 2008, Max Mosley lança des actions en justice contre le magazine News of the World pour avoir violé sa vie privée en publiant une vidéo montrant ses pratiques sadomasochistes avec un groupe de prostituées, le tout en costumes à connotation nazie. L'homme fit appel également à la cour européenne des droits de l'homme afin d'obtenir que les médias soient obligés d'informer en amont les personnes susceptibles de voir leur vie privée rendue publique par le biais de tels scoops, de sorte qu'ils puissent en demander l'interdiction avant publication. Cette demande n'aboutit pas mais M. Mosley obtint le retrait de la vidéo.

En 2009, News of the World, filiale de News Corp, fut mêlée à une affaire d'écoutes téléphoniques. Plus précisément le média aurait fait appel à des détectives privés pour pirater des communications de stars du show biz et du monde politique. Il aurait, par ailleurs, versé plus d'un million de livres sterling à « des victimes » pour tenter d'étouffer l'affaire. Bien que le tabloid ait depuis cessé de paraître, une enquête publique a été ouverte en Grande Bretagne, afin de tirer au clair les dessous de l'affaire.

C'est dans ce cadre que Max Mosley, amené à témoigner, à révélé qu'il avait engagé de nouvelles poursuites judiciaires liées à la désormais fameuse vidéo de ses ébats, cette fois à l'encontre de Google en France ainsi qu'en Allemagne. L'ancien président de la FIA, qui aurait déjà déboursé 500 000 livres Sterling afin d'empêcher les sites Internet de diffuser la vidéo, pointe la lourdeur administrative de Google dès qu'il s'agit de faire retirer des pages de son index. « Le point fondamental, c'est que Google pourrait empêcher (cette vidéo) d'apparaître, mais ils refusent au nom d'une question de principe », a-t-il fait valoir.

« Nous ne voulons pas et nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui est publié sur Internet », a répondu la firme de Mountain View, « mais lorsque nous apprenons via une requête de la cour qu'une page en particulier présente du contenu illégal alors nous faisons tout ce que nous pouvons pour l'ôter de nos résultats de recherche ».

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Outre son dispositif de suppression des contenus, le plaignant souhaite également que Google revoie son mécanisme de suggestions de recherche. En effet, il suffit encore aujourd'hui de taper le nom de la victime pour obtenir une liste de requêtes douteuses de type Max Mosley video nazi. Ces suggestions sont aujourd'hui générées par les mots-clés les plus populaires tapées par les autres internautes au sein du moteur de recherche et il semblerait que ces derniers restent toujours vivement intéressés par le passé de Mosley.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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