Chine et censure : Google n'en démord pas

10 juin 2010 à 12h49
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Alors que la Chine vient de publier un rapport officiel sur sa gestion de l'Internet, Google se porte une nouvelle fois en défenseur d'un Internet libre de toute censure et en appelle aux Etats-unis et à la Commission Européenne pour exercer une pression sur le pays.

Le rapport publié hier par le cabinet d'information de la république de Chine explique que « l'Internet a apporté des impacts profonds sur l'économie mondiale, la politique, la culture et le progrès social ». En expliquant que le gouvernement chinois soutient ces transformations et encourage l'utilisation du web le cabinet d'information précise : « le gouvernement mène une politique de base en ce qui concerne Internet : un usage intensif, un développement scientifique, une administration basée sur les lois et une sécurité garantie ».

En début d'année Google a annoncé avoir été la cible de cyber-attaques en provenance de Chine. La société américaine expliquait que plusieurs comptes Gmail de journalistes et dissidents locaux avait été piratés. Dans un billet publié sur son blog officiel, Google menaçait de fermer sa filiale chinoise si le gouvernement local continuait à exercer une politique de censure sur Internet. Après plusieurs mois d'investigation et d'échanges houleux entre les représentants chinois et américains, Google a finalement décidé de rediriger le site google.cn vers google.com.hk.

Pourtant, le gouvernement ajoute dans ce livre blanc que « les citoyens chinois bénéficient d'une liberté d'expression totale sur Internet. La Constitution du peuple de la république de Chine confère aux citoyens chinois la liberté d'expression. Avec leur liberté d'expression sur Internet protégée par la loi, ils peuvent exprimer leurs opinions de différentes manières sur Internet ». Ces propos contre-disent tout de même les différentes initiatives de blocage mises en place par le pays. A tour de rôle les sites Internet Twitter, Hotmail, Youtube, Blogger ou encore Foursquare ont plusieurs fois été bloqués parce qu'ils présentaient du contenu jugé inapproprié par les autorités. Par ailleurs, plusieurs pages personnelles ou weblogs d'activistes « exprimant leurs opinions » ont été fermés. Rappelons également que le gouvernement envisageait de faire pré-installer le logiciel de filtrage Green Dam Youth Escort sur tous les ordinateurs commercialisés dans le pays.

David Drummond, avocat de Google, a récemment annoncé que la société avait demandé aux autorités américaines et européennes de faire pression sur la Chine pour stopper la censure. Après avoir vainement tenté un jeu de chantage, il s'agirait désormais de la « seule manière qui puisse aboutir à des changements concrets ». Selon M. Drummond, la censure ne serait pas seulement un problème pour les droits de l'Homme mais aurait également des conséquences sur le commerce. En effet le filtrage serait aussi « utilisé pour entretenir une position affaiblie pour les entreprises internationales sur le marché ». Finalement, il suggère que de nouvelles lois comemrciales soient votées et prennent en compte les échanges via internet.

Chine : la position des Etats-Unis

A l'occasion d'une courte visite à Paris, Mary C. Yates, assistante spéciale à la sécurité nationale du président Obama est revenue sur la vision de l'Oncle Sam en matière de cyber-défense. Un des piliers de la sécurité américaine réside donc dans la surveillance des réseaux et la préservation de « l'ennemi extérieur ».
La responsable a donc évoqué la création de « sphères émergentes d'influence dans le monde » tout en rappelant la méthode américaine de « cooperative approach ». En matière de cyber-défense Chine et Etats-Unis s'observent donc de loin et marquent leur amitié... de façade.
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