L'application utilisée pour espionner les protestataires biélorusses a enfin été retirée par Google

03 septembre 2020 à 16h00
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Google vient de supprimer de son Play Store une application utilisée pour espionner les protestataires biélorusses. Cette dernière se faisait passer pour l’application Android de NEXTA, une chaîne de discussion Telegram devenu référence pour les opposants au président Loukachenko. 

Depuis le 9 août et l’élection controversée d’Alexandre Loukachenko avec 80 % des voix, la Biélorussie est plongée dans un mouvement de protestation inédite à l’encontre du pouvoir en place. Violemment réprimé, ce dernier s’est organisé sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur Telegram

Une application qui se faisait passer pour un média protestataire

C’est d’ailleurs sur la messagerie cryptée que, la semaine dernière, le channel NEXTA a annoncé qu'une certaine application baptisée « NEXTA LIVE » et présente dans le Google Play Store d’Android n’était pas du tout liée à ses services.

Il a ainsi été demandé aux abonnés de supprimer l’application et de partager l’information pour qu'elle soit télécharger le moins possible. En réalité, cette dernière récoltait les données personnelles des protestataires afin d’obtenir leur identité. 

Signalée massivement suite à ce message d’avertissement, l’application vient finalement d’être supprimée du Play Store par Google. Malheureusement, de nombreux Biélorusses ont été piégés : la plateforme communiquait les données de leur téléphone, notamment les informations de géolocalisation, vers un domaine hébergé sur une adresse IP russe. 

Si cette dernière n’est pour l'heure pas signalée comme dangereuse, elle a hébergé des domaines suspects par le passé, selon Gabriel Cîrlig, spécialiste des malwares Android. 

La situation dans le pays reste très compliquée

Pour l’instant, aucune preuve officielle ne lie l’application aux autorités biélorusses, mais ce ne serait pas la première fois qu’une telle manœuvre est déployée. Peu après les élections, la police du pays s’est en effet rendue aux QG d’Uber et de Yandex à Minsk dans le but de récupérer des informations concernant les trajets des citoyens du pays, pour identifier ceux qui avaient participé à des manifestations. 

La situation reste particulièrement difficile dans le pays. Les autorités ont eu recours à des milliers d’arrestations depuis les élections, et plus de 100 journalistes ont été détenus, déportés ou ont subi des violences, rapporte 20minutes

Source : ZDNet

Modifié le 03/09/2020 à 16h12
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