Test Huawei MateBook 14S : l’ultraportable plus puissant qu’il n’en a l’air

Nathan Le Gohlisse
Spécialiste Hardware
05 novembre 2021 à 16h41
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Annoncé début octobre en France, le Huawei MateBook 14S veut proposer une alternative musclée au MateBook 14, qui a déjà contribué au succès de Huawei sur le segment laptop. Face à son cousin, ce nouveau PC portable se démarque pourtant assez peu, du moins de prime abord. Car à l’intérieur se loge une grosse puce Intel Tiger Lake H35… habituellement réservée aux machines gaming et hautes performances. Alors que vaut le nouveau-né du constructeur chinois ? Réponse dans notre test.

Qu’on se le dise, la différence entre un MateBook 14 et le nouveau MateBook 14S ne saute pas aux yeux. Sur le catalogue de Huawei, toujours aussi inspiré par celui d’Apple, les deux appareils sont habillés d’un châssis en aluminium similaire, ils partagent un écran LCD 3:2 de 14 pouces, et héritent globalement des mêmes mensurations. Se fier uniquement à l’apparence des deux machines serait toutefois très regrettable, car elles sont en réalité très différentes… mais pour le voir il faut y regarder de plus près.

Huawei MateBook 14S
  • Écran IPS / 90 Hz convaincant
  • De solides performances grâce au Core i7-11370H
  • Clavier réussi
  • Capteur d’empreintes ET reconnaissance faciale
  • Du Thunderbolt 4 seulement sur la plus grosse configuration
  • Autonomie légèrement en deçà des autres ultraportables
  • Webcam décevante
  • Aussi cher qu’un MacBook Air M1

On identifie alors le MateBook 14S comme une sorte de version « Sport » du MateBook 14. Une version plus puissante, peaufinée sur bien des points, et qui profite d’une botte secrète : une commande permettant de déchaîner ses performances, un peu comme on le ferait sur un laptop gaming. Sous ses airs d’ultraportable de bonne famille, le 14S est donc un vrai garnement.

Ce petit galopin, nous en avons eu la garde pendant quelques semaines. Mais avant de vous gratifier de nos impressions détaillées, voici la fiche technique du modèle que Huawei nous a confié lors de notre dernier passage à Paris.

Fiche technique Huawei MateBook 14S

Résumé

Taille de l'écran
14,2in
Taux de rafraîchissement
90Hz
Processeur
Intel Core i7-11370H
Carte graphique
iGPU Intel Iris Xe
Taille de la mémoire
16GB

OS

Système d'exploitation
Windows 10

Processeur

Processeur
Intel Core i7-11370H
Type de processeur
4 coeurs / 8 threads
Fréquence du processeur
4,8GHz
Finesse de gravure
10nm

Mémoire vive

Taille de la mémoire
16GB
Type de mémoire
DDR4
Nombre de slots mémoire libres
0

Graphismes

Carte graphique
iGPU Intel Iris Xe
VR Ready (réalité virtuelle)
Non

Écran

Taille de l'écran
14,2in
Taux de rafraîchissement
90Hz
Type de dalle
Dalle IPS
Type d'écran
LED
Résolution d'écran
2.5K
Format de l'écran
3/2
Dalle mate / antireflet
Non
NVIDIA G-SYNC
Non
Écran tactile
Oui

Stockage

Configuration disque(s)
SSD
Disque principal
512 Go
Emplacement mSATA/M.2
M.2 (occupé)
Lecteur de carte mémoire
Aucun

Connectique

Connectiques disponibles
HDMI 2.0, USB 3.0, USB Type C

Réseau sans-fil

Wi-Fi
Oui
Version Wi-Fi
6
Bluetooth
Oui
Version Bluetooth
5.2

Équipement

Webcam
Oui
Haut-parleurs
Intégrés
Clavier
Azerty
Clavier rétroéclairé
Oui - Couleur unique
Pavé numérique
Non
Lecteur d'empreinte digitale
Oui

Caractéristiques physiques

Épaisseur
313,82mm
Longueur
229,76mm
Largeur
16,7mm
Poids
1,43kg

Notre unité de test (Core i7 / 16 Go de RAM / 512 Go de SSD) est proposée en France à un tarif de 1349 euros, mais le MateBook 14S est proposé en deux autres versions. La plus abordable est équipée d’un Core i5-11300H, de 8 Go de RAM et de 512 Go de SSD pour 1149 euros, tandis que la plus haut de gamme se monnaye 1549 euros. Cette dernière profite d’un Core i7-11370H et de 16 Go de RAM, mais cette fois avec un SSD de 1 To. Elle profite par ailleurs de la certification Intel EVO… avec les quelques bonus qui vont avec. Par rapport à notre modèle de prêt, on y trouve notamment un port USB-C Thunderbolt 4 : un atout intéressant pour les utilisateurs avancés.

On notera enfin que le MateBook 14 S est actuellement livré avec Windows 10, quelque soit le modèle choisi. Interrogé à ce propos, Huawei nous a confirmé que l’appareil serait à terme animé par Windows 11 dès son déballage. Heureusement, il est tout à fait possible d’installer Windows 11 sur l’engin en passant par les utilitaires mis à disposition par Microsoft. Il faudra juste prendre le temps de le faire soi-même.

Huawei MateBook 14S-4 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Design : un MacBook Air avec de l’embonpoint

Nous l’avons dit, le MateBook 14S ressemble beaucoup à son grand frère, le MateBook 14. Il reprend globalement la même silhouette et les mêmes dimensions, mais sa principale inspiration reste quand même à chercher du côté d’Apple. Le MateBook 14S nous fait beaucoup penser à un MacBook Air qui aurait pris de l’embonpoint : il est un peu plus trapu (313,82 x 229,76 x 16,7 mm) et aussi plus lourd (1,43 kg) que l’ultraportable à la pomme. Cela dit, si les deux appareils se ressemblent avec leurs lignes épurées, leur sobriété esthétique, et leur grand trackpad souligné d’une encoche, ils n’ont pas grand-chose à voir en termes de conception. Le MateBook 14S est un beau produit, certes, mais il ne rivalise pas avec le souci maniaque du détail observé sur les produits Apple ou sur d’autres machines de la concurrence.

Le poids du 14S est par exemple mal réparti. La base de son châssis est donc souvent entrainée avec le capot lorsqu’on essaye de l’ouvrir à une main. Rien de rédhibitoire ici, mais ce n’est pas anodin non plus. Globalement, les finitions ne sont pas aussi méticuleuses que sur un MacBook Air, un Dell XPS 13 ou un Surface Laptop 13. Huawei n’a clairement pas à avoir honte, mais une petite marge d’amélioration nous paraît quand même possible de ce côté. Nous sommes après tout sur une machine plutôt haut de gamme en termes de tarifs.

Huawei MateBook 14S-16 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-22 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-7 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Pour autant, le géant chinois a corrigé certains défauts de son MateBook 14 « classique ». Sur le 14S, la webcam a par exemple été repositionnée là où la nature l’a toujours voulu : au-dessus de l’écran (au lieu d’être installée au niveau du clavier). Le bénéfice est double : non seulement la prise de vue évite les gros plans sur nos doubles mentons, peu flatteurs lors d’échanges vidéo, mais Huawei gagne aussi de la place pour intégrer les capteurs nécessaires à la reconnaissance faciale via Windows Hello. Cette caméra 720p, en elle-même, s’avère par contre de qualité passable, marquée par une image peu détaillée et très bruitée.

Le MateBook 14S pourra quoiqu’il en soit nous reconnaitre instantanément au démarrage pour éviter tout login fastidieux. En complément, et c’est toujours bienvenu, Huawei a par ailleurs ajouté un lecteur d’empreintes digitales dans la touche de mise sous tension. De ce côté, l’appareil est donc très complet.

Côté connectique, Huawei nous assure l’essentiel : deux ports USB-C (avec prise en charge de l’affichage), un port USB-A 3.2 Gen1, une sortie HDMI et une prise casque Jack 3,5 mm sont au menu. On salue la présence de ports USB-A et HDMI pleine taille qui, mine de rien, s’avèrent très pratiques au quotidien, mais l’on regrette quand même que le MateBook 14S réserve la connectique Thunderbolt 4 à sa configuration la plus haut de gamme, labellisée Intel EVO. Sur ce point aussi, la concurrence fait mieux.

Huawei MateBook 14S-14 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-9 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-5 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

L’appareil se rattrape bien avec son clavier. La frappe ressemble beaucoup à celle d’un Surface Laptop : elle est précise et confortable grâce à des touches bien espacées disposant d’une longue course. Dommage par contre qu’elle ne soit pas plus silencieuse. On regrette aussi que le clavier ne comporte aucune indication relative aux commandes permettant de faire passer l’appareil en mode performances (pour booster son CPU), ou d’activer le mode 90 Hz de l’écran. C’est dommage, beaucoup d’utilisateurs pourraient passer complètement à côté de ces fonctions pourtant très utiles. Le rétroéclairage est pour sa part ajustable sur deux niveaux.

En matière de trackpad, Huawei n’impressionne pas. Si la surface de glisse est généreuse, les clics appuyés sont globalement hasardeux, et l’expérience reste trop éloignée de ce que peuvent offrir Apple, Dell ou encore Microsoft sur leurs ultraportables respectifs. Clairement, avec le 14S, la tentation d’utiliser une souris externe est forte.

Comme avec les autres ordinateurs de sa gamme, le constructeur chinois mise beaucoup sur l’interconnexion entre ses appareils. Si vous possédez un smartphone, une tablette ou un moniteur de marque Huawei, le partage d’écran est d’une simplicité enfantine. Même chose pour le transfert de fichier, qui se montre aussi pratique et intuitif que la technologie AirDrop chez Apple, par exemple. Seulement voilà, encore faut-il avoir des produits Huawei pour en profiter. Compte tenu de la situation du groupe sur le marché du smartphone en France et en Europe (suite aux sanctions américaines), une bonne partie de ces fonctionnalités resteront hors de portée des utilisateurs dans nos contrées. C’est dommage, mais Huawei n’y peut malheureusement pas grand-chose.

Huawei MateBook 14S-3 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Un lecteur d'empreintes se cache dans le bouton de démarrage // © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-17 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-8 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Avant de passer à la suite, parlons un peu de l’accès aux composants. La chose se fait très simplement sur le MateBook 14S : il suffit de retirer une petite dizaine de vis torx à l’aide d’un tournevis de précision, puis de déclipser la plaque inférieure du châssis, en aluminium. L’opération se fait en deux minutes chrono.

Se montrent alors les circuits de l’engin dans leur plus simple appareil. On aperçoit en premier lieu deux ventilateurs relativement imposants pour un ultraportable de 14 pouces. Deux caloducs serpentent du reste sur la carte-mère. Sur cette dernière est aussi installé un SSD M.2 NVMe que l’on pourra facilement remplacer. On note aussi la présence de deux gros haut-parleurs orientés vers le dessous du PC. Nous verrons plus loin ce qu’ils valent. La batterie est elle aussi facile d’accès, mais comme sur la vaste majorité des ultraportables, la mémoire vive et le processeur sont par contre soudés… et donc impossibles à changer.

MateBook 14S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
MateBook 14S-1 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Écran : que vaut l’écran 2,5K / 90 Hz choisi par Huawei ?

L’affichage est soigné sur le MateBook 14S, mais Huawei choisit de conserver une dalle LCD IPS sur son nouvel ultraportable. Pas d’OLED donc. Cela dit, on a affaire à un très bel écran, pourvu, qui plus est, d’une définition généreuse montant à 2,5 K (soit 2520 x 1680 pixels). Ramené à sa diagonale de 14,2 pouces, cela lui offre une finesse d’affichage très confortable : on atteint ici les 213 ppp. En d’autres termes, impossible de voir la moindre grille de pixels… à moins de plisser fort les yeux et se rapprocher très près de la dalle.

Huawei MateBook 14S-15 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-13 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Comme d’habitude, nous avons utilisé nos outils de mesure pour nous faire un avis objectif sur l’écran sélectionné pour le MateBook 14S. Notre sonde X-Rite i1 Display Plus et le logiciel Calman Ultimate nous ont permis de relever une luminance de 353,2 nits pour un pic de luminosité situé cette fois à 419,8 nits. Nous sommes donc légèrement au-dessus des 400 nits annoncés par Huawei sur la fiche technique de son ultraportable. Ce niveau de luminosité permet une excellente lisibilité de l’écran et se montre aussi très utile pour compenser le revêtement brillant de la dalle.

Huawei s’égare par contre légèrement sur la colorimétrie, avec un Delta E estimé par nos outils à 3,7, et une température des couleurs qui grimpe à 6978 kelvins. Pour rappel, le DeltaE doit idéalement être inférieur ou égal à 3 pour permettre une restitution très fidèle des couleurs. La température de l’écran devrait quant à elle s’approcher des 6500 K du standard vidéo pour être bien équilibrée. Ici, les couleurs sont donc trop froides avec une dérive assez marquée vers les bleus. Soulignons quand même que seuls les professionnels de l’image ou les utilisateurs les plus pointilleux s’apercevront des quelques lacunes du MateBook 14S sur ce terrain.

La couverture de l’espace colorimétrique sRGB se limite pour sa part à 96,8%, tandis que les gamuts DCI-P3 et Adobe RGB sont pris en charge à 72,2% et 72,6% respectivement. Nous sommes ici sur des valeurs classiques pour ce type d’appareils.

Huawei MateBook 14S-19 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
L'écran est très brillant // © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Le contraste est de son côté tout à fait convaincant, puisqu’on monte à un ratio de 2046:1. C’est plus que la plupart des écrans IPS que nous avons testés ces derniers mois. Dans l’ensemble, nous sommes face à une dalle de qualité, qui a par ailleurs un petit atout supplémentaire à faire valoir : sa fréquence de rafraîchissement peut en effet monter à 90 Hz. Par défaut Huawei la limite toutefois aux 60 Hz traditionnels, mais l’on peut changer de fréquence en pressant la commande Fn+R. Un panneau s’affiche alors à l’écran pour nous indiquer que les 90 Hz sont atteints.

Sont-ils utiles ? Disons qu’ils apportent un petit confort supplémentaire en navigation web ou en bureautique, mais ils ne sont clairement pas indispensables. On apprécie donc que le choix nous soit laissé, car le passage à 90 Hz a un impact sur l’autonomie. Le MateBook 14S ne dispose d’ailleurs pas d’une technologie de rafraichissement adaptatif permettant d’augmenter ou baisser de manière dynamique le nombre de Hz en fonction des contenus affichés. Qui sait, ce sera peut-être le cas sur une future version du produit…

Performances : un gros Core i7 intelligemment utilisé

Si cette année la plupart des ultraportables haut de gamme ont opté pour des puces Intel Tiger Lake-U (Core i5-1135G7, Core i7-1165G7…), ou AMD Zen 3 (Ryzen 5 5600U, Ryzen 7 5800U, entre autres), le MateBook 14S fait les choses différemment. Dans son laptop compact, Huawei a choisi d’intégrer une puce Tiger Lake H35… dont le TDP peut monter jusqu’à 35 W en lieu et place des 15 à 25 W auxquels sont le pus souvent limités les SoC de nos ultraportables.

Huawei MateBook 14S-11 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Ce surplus de puissance n’a rien d’anodin, d’autant que Huawei a trouvé un moyen intelligent de l’exploiter correctement sans impacter la compacité du 14S ou sa visée nomade. Un moyen qui s’inspire un peu des machines gaming. Car pour donner les pleins pouvoirs au Core i7-11370H (4 cœurs / 8 threads cadencés à un maximum de 4,80 GHz, 12 Mo de cache), et donc passer à 35 W de TDP, il faut activer un mode performance à l’aide du raccourci Fn+P. Le système de dissipation se tient alors prêt à agir, et le Core i7 peut donner de la voix pour des activités plus demandeuses en puissance de calcul que la bureautique ou le surf sur le net.

Le recours à un processeur plus performant que sur les autres ultraportables est une bonne idée : non seulement le 14S se démarque un peu, mais il peut aussi et surtout s’avérer efficace en retouche photo ou en montage vidéo ponctuel. Attention toutefois, l’activation du mode performances ne peut se faire que lorsque l’appareil est branché sur secteur et que son niveau d’autonomie est supérieur à 20%. Sur batterie, il faut donc se contenter d’une puce aux capacités réduites. Les performances sont alors équivalentes à celles d’un ultraportable classique.

Ce parti pris est justifié par le gabarit du laptop, qui reste très compact et bien plus fin qu’un ultraportable gaming, comme l’Acer Predator Triton 300 SE. Testé par nos soins cet été , ce dernier embarque lui aussi un Core i7-11370H, mais avec un système de dissipation plus costaud… et donc un châssis fatalement plus trapu.

Huawei MateBook 14S-21 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-20 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Pour jauger des performances offertes par le Huawei MateBook 14S et son système de refroidissement, nous avons lancé nos tests habituels, à commencer par un test de stabilité système sous AIDA 64. Couplé à HW Monitor et au gestionnaire de tâches de Windows, nous pouvons observer les fréquences appliquées au processeur, et ainsi avoir un bon aperçu du comportement de la dissipation en charge intensive et constante sur une période prolongée. Ce que l’on constate alors sur le 14S, c’est qu’une fois le mode performance activé et notre stress test lancé, le Core i7-11370H souffre vite de la chaleur. Et cela a forcément un impact (léger dans le cas présent) sur les fréquences.

Au début du test, nous relevons des fréquences moyennes situées entre 4,00 et 4,10 GHz. Les températures montaient toutefois très vite à plus de 95 degrés sur l’ensemble des quatre cœurs du processeur et le thermal throttling venait jouer son rôle de garde-fou. Nous passions alors à 3,80-3,90 GHz sur l’ensemble des cœurs, avec un thermal throttling léger mais constant et des températures toujours hautes, dépassant fréquemment les 90 degrés. Cela étant, durant toute la durée du test, le souffle des ventilateurs ne devenait jamais trop bruyant. Travailler au calme sur le MateBook 14S, même lorsqu’il s’active à plein régime, n’est donc pas un problème. On notera par ailleurs qu’au toucher, le châssis n’est jamais très chaud. En somme, le processeur chauffe vite et fort… mais pas le reste.

En matière de performances, le Core i7-11370H surclasse sans surprise son petit frère le i7-1165G7, intégré à de très nombreux PC portables de 13 et 14 pouces. Sur le Huawei MateBook 14S, toujours avec le mode performance activé, le 11370H de notre 14S récolte ainsi 6568 points en multi-core et 1475 points en single-core sur Cinebench R23. À titre de comparaison, le Core i7-11370H du Acer Predator Triton 300 SE bouclait le même benchmark avec 6509 points en multi-core et 1416 points en single-core. Huawei nous offre donc les performances CPU d’une petite machine gaming.

Le Core i7-1165G7 du ZenBook Duo 2021 (qui montait à 28 W de TDP) cumulait pour sa part 4623 points en multi-core sur le même outil et 1433 points en single-core. Côté AMD, le Ryzen 7 5800U (avec 4 cœurs et 8 threads de plus tout de même) totalisait de son côté 7918 points en calcul multi-core, contre 1419 points en single-core sur l’ASUS ZenBook 13 OLED (lui aussi testé sur Clubic ).

Huawei MateBook 14S-18 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
GTA V se porte comme un charme sur l'IGPU du Core i7-11370H // © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Nous voulions également un aperçu de ce que permet la partie graphique Iris Xe du Core i7-11370H. Cette dernière regroupe pour rappel 96 unités d’exécution à 1,35 GHz. Ce que l’on peut dire, c’est qu’elle permet une petite marge de manœuvre sur les logiciels créatifs. Jouer à quelques titres compétitifs, peu gourmands, ou bien optimisés est aussi possible dans d’assez bonnes conditions. Par exemple, sur GTA V, en définition Full HD+ (1920 par 1200 pixels pour respecter le ratio 3:2 de l’écran) et avec l’ensemble des réglages en élevé, nous parvenions à atteindre les 40 à 50 FPS en fonction des environnements parcourus. Repasser en 1080p nous permettait même de tutoyer régulièrement les 60 FPS. L’iGPU de notre Core i7 est donc viable si l’on veut jouer occasionnellement à certains titres.

Pour finir, un point sur les performances du SSD. Sur CrystalDiskMark, nous obtenons 3476,48 Mo/s en lecture contre 2330,40 Mo/s en écriture. Il s’agit de bons résultats qui assurent une excellente réactivité du système, mais aussi des transferts de fichiers très rapides. Nous sommes du reste au niveau de ce que proposent les autres ultraportables haut de gamme du marché.

Autonomie : la journée sur batterie, à une condition

La présence d’un Core i7-11370H, plus performant, mais aussi plus gourmand en énergie qu’un i7-1165G7, par exemple, aurait pu induire une autonomie décevante pour le MateBook 14S. En autorisant uniquement sur secteur l’activation du mode performance (qui permet de déployer toute la voilure du processeur), Huawei permet à son ultraportable de rester endurant… même s’il n’est pas tout à fait un champion dans le domaine. Profiter d’une bonne autonomie sur l’appareil se fait d'ailleurs à une condition : rester en 60 Hz.

Nous l’avons dit plus haut, l’écran du MateBook 14S peut monter à un rafraîchissement de 90 Hz. Pour profiter de cette fluidité accrue, l’utilisateur doit activer un mode dédié — qui a par contre un impact important sur l’autonomie. Dans ce contexte, le 14S n’ira pas souvent au-delà des 8 heures d’utilisation sur batterie.

Huawei MateBook 14S-6 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

En lecture vidéo sur Prime Video, avec le mode 90 Hz activé, la luminosité de l’écran à 100%, le volume à 30% (via les haut-parleurs), le rétroéclairage du clavier et les paramètres de Windows 11 permettant de maximiser l’autonomie, le MateBook 14S a tenu bon pendant un peu moins de 7 heures 30 avant de rendre les armes. Heureusement, il est possible de rajouter deux bonnes heures à cette estimation en repassant à 60 Hz. Le bilan est donc globalement satisfaisant, mais l’on reste en retrait par rapport à ce que d’autres ultraportables peuvent proposer en 60 Hz et avec un processeur plus économe en énergie. À titre de comparaison, l’Acer Swift 5 2021 (équipé d’un Core i7-1165G7) peut pour sa part atteindre les 13 heures d’autonomie en lecture vidéo.

La batterie 60 Wh du MateBook 14S se recharge par contre assez vite grâce à la charge rapide proposée par Huawei. Le chargeur compact de 90W fourni avec l’appareil permet en effet de regagner les 100% de batterie après 2 petites heures sur secteur. Huawei annonce par ailleurs qu’il est possible de récupérer 3 heures d’autonomie au bout de 15 minutes de recharge. Nous en sommes peu ou prou arrivés aux mêmes conclusions. Petit bonus enfin : le chargeur fourni par la marque est adapté à la recharge de ses propres smartphones et tablettes. De notre côté, il nous a aussi permis de recharger rapidement le dernier iPad mini lors de déplacements… parfait pour ne pas avoir à trimballer plusieurs chargeurs.

Huawei MateBook 14S-2 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Audio : Huawei a fait un effort

Quatre haut-parleurs sont installés sur le MateBook 14S… et surprise, leur qualité audio est honnête. C’est suffisamment rare sur ultraportable pour être mentionné. Le visionnage de vidéos et films peut se faire sans casque : les speakers choisis par Huawei sont puissants. Leur son est comme souvent axé sur les médiums, mais les aigus restent précis et les graves ne sont pas complètement absents. On peut par ailleurs profiter du plein volume sans distorsion. Une marge de progression est toujours possible, notamment pour donner plus d’amplitude à la restitution audio, mais l’essentiel est là.

La prise casque est elle aussi de qualité, avec un son équilibré, puissant et globalement bien maîtrisé.

Prix : comment se situe le MateBook 14S face à la concurrence ?

Sans être déraisonnable en termes de placement tarifaire, le MateBook 14S n’est pas nécessairement donné. Il aurait d’après nous gagné à être lancé avec un positionnement un peu plus agressif pour mieux se démarquer face à la concurrence, notamment celle d’Apple. Avec un prix allant de 1149 à 1549 euros en fonction de la configuration choisie, l’appareil arrive pile en face du MacBook Air sous processeur M1. Ce dernier débute en effet à 1129 euros et monte jusqu’à 1399 euros en version 512 Go. On gagne alors au change sur au moins deux points : les performances CPU et l’efficacité énergétique. L’autonomie du MacBook Air surclasse facilement celle de notre MateBook 14S.

Huawei MateBook 14S-12 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 14S-10 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Moins puissant, mais un peu plus compact, plus endurant sur batterie et globalement mieux fini, le Dell XPS 13 débute pour sa part à 1226 euros en version i5 / 8 Go de RAM / 256 Go de SSD. Le MateBook 14S trouve également sur son chemin le très bon (mais couteux) Surface Laptop 4 de Microsoft, proposé à partir de 1449 euros en version Intel Core i5. Autant d’alternatives à prendre en compte si vous prévoyez un achat.

Huawei MateBook 14S, l’avis de Clubic :

Machine bien pensée et performante, le MateBook 14S enrichit astucieusement la gamme de laptops estampillés Huawei en misant sur un processeur que l’on trouve pas si souvent sur ultraportables. La nouvelle machine du géant chinois peut aussi compter sur un bel écran IPS 90 Hz pour tirer les draps à elle. On regrette néanmoins que l’autonomie proposée soit un peu moins généreuse que sur les machines concurrentes (la faute à un Core i7-11370H assez gourmand). Si vous cherchez un bon rapport performances / encombrement, le 14S est toutefois une bonne pioche… À condition de ne pas trop regarder du côté d’Apple et de son MacBook Air M1, proposé au même prix.

Huawei MateBook 14S

8

Le MateBook 14S est un appareil bien équipé. Son écran IPS est convaincant, même si ses 90 Hz sont globalement superflus, et son gros processeur 35 W permet un niveau de performance supérieur à ce que proposent la plupart de ses concurrents. Cette puce a par contre un impact sur l’autonomie de l’appareil. Une journée de travail sur batterie est parfaitement possible, mais vous n’irez pas beaucoup plus loin.

Cette œuvre est pour vous si

  • Écran IPS / 90 Hz convaincant
  • De solides performances grâce au Core i7-11370H
  • Clavier réussi
  • Capteur d’empreintes ET reconnaissance faciale

Cette œuvre n'est pas pour vous si

  • Du Thunderbolt 4 seulement sur la plus grosse configuration
  • Autonomie légèrement en deçà des autres ultraportables
  • Webcam décevante
  • Aussi cher qu’un MacBook Air M1

Design 8

Écran 8

Performances 9

Autonomie 7

Prix 7

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tux.le.vrai
Allez, tiens, c’est ma journée de dénonciation.<br /> Moi, je sais pas pourquoi, j’ai pas trop confiance en cette marque<br /> j’ai eu du mal à trouver des infos dénoncant huawei sur clubic<br /> celle ci peut être mais ça date.<br /> RTBF Info – 14 Jul 20<br /> Soupçons d'espionnage de Huawei&nbsp;: cinq choses à savoir sur le géant...<br /> Pour la plupart Clubic «&nbsp;défent&nbsp;» huawei<br /> Clubic.com – 14 Feb 20<br /> Huawei répond aux accusations "illogiques" d'espionnage des États-Unis<br /> Huawei a publié un communiqué musclé pour se défendre des accusations d'espionnage lancées par des responsables américains. L'entreprise en profite pour glisser que, sur la question, les États-Unis sont les moins bien placés pour incriminer les...<br />
BobLeNormand
Tu es simplement victime de la propagande anti-chinoise qui court en France et en occident depuis 15 ans. Aucune de ces accusations d’espionnage n’a jamais été étayée par des faits.
Paulo_rds
Au pire tu réinstalles Windows.<br /> C’est systématique chez moi, j’aime bien avoir une installation clean.
tux.le.vrai
c’est une solution, mais il peut y avoir des softs en rom quelque part ?
tux.le.vrai
Oui, ça peut être ça.<br /> Ou alors c’est pas de la propagande mais réel.<br /> Le microphone dans le robot cuiseur made in china vendu chez Lidl, c’était une erreur, une fonction non utilisée ?<br /> https://www.lavoixdunord.fr/598121/article/2019-06-13/un-micro-est-cache-dans-le-robot-cuiseur-vendu-par-lidl-peut-il-vous-espionner<br /> C’est de la propagande occidentale aussi ?<br /> Boblenormand, c’est pas mal choisi, pour paraitre franchouillard. Postes tu depuis Pekin ?
radeon4ever
ouais enfin quand on se renseigne sur le type de gouvernement qui est en place en Chine, Xiaomi et huawei … même combat
radeon4ever
ram soudée sur un H35, dommage
Pernel
Ça n’excuse pas ceux qui le font, mais faut pas en condamner un parce que les concurrents disent qu’ils le font. Si les USA ou autres prouvent que Huawei espionnent, on pourra les condamner, mais ça fait des années qu’on nous le dit et qu’on ne le prouve pas, et venant des USA (aka les plus gros mouchards) c’est presque marrant.
Pernel
Et aux USA ? Le pays de l’espionnage décomplexé, c’est pas un souci ? …
tux.le.vrai
si et je le dénonce de la même façon<br /> cf mes commentaires ici<br /> Clubic.com – 5 Nov 21<br /> Test Google Nest Cam (Intérieur – Filaire) : une caméra d'entrée de gamme qui...<br /> Avec le rachat et l'intégration de la marque Nest, Google a mis plus qu'un pied dans nos maisons à travers un ensemble de produits domotiques comme des thermostats connectés<br /> , les fameuses enceintes connectées<br /> , mais aussi des caméras de...<br /> Je fais quand même une différence entre les états unis et la chine (histoire, démocratie …)
Winston
tux.le.vrai:<br /> Le microphone dans le robot cuiseur made in china vendu chez Lidl, c’était une erreur, une fonction non utilisée ?<br /> Il y a la réponse dans le lien <br /> Le fabricant à utilisé ce qui convenait le mieux au moindre prix , il allait pas faire dessouder le micro qui aurait coûté plus cher que de ne pas l’utiliser.<br /> Sinon, quelle genre d’informations comptait obtenir la Chine en écoutant les clients LIDL faisant la cuisine?
tux.le.vrai
@winston,<br /> Le robot peut se trouver chez des personnes influentes, ou qui ont accès à des données sensibles, par exemple, au services informatiques de grandes sociétés…<br /> savoir quand elles sont à leur domicile ou non, comme celà on peut visiter piquer un ordinateur, des documents quand il n’y a personnes.<br /> pour en revenir précisément à la marque, les exemples ne manques pas :<br /> https://duckduckgo.com/?t=ffsb&amp;q=Huawei+flagrant+délit+espionnage&amp;ia=web<br /> https://www.mediacongo.net/article-actualite-47350_smartphone_huawei_pris_en_flagrant_delit_d_espionnage.html
Winston
tux.le.vrai:<br /> Le robot peut se trouver chez des personnes influentes, ou qui ont accès à des données sensibles, par exemple, au services informatiques de grandes sociétés…<br /> savoir quand elles sont à leur domicile ou non, comme celà on peut visiter piquer un ordinateur, des documents quand il n’y a personnes.<br /> Donc la Chine à fouillé la liste des clients de chez LIDL et à trouvé que certains ont accès à des données étatiques sensibles , à décidé de les écouter dans leur cuisine ,comme ça les chinois savent qu’il ne sont pas au bureau où ils pourront voler des données ,donc ils sont aussi envoyé des chinois voleurs prêt à intervenir.<br /> Ouais, ça se tient.<br /> Il y avait plus simple pour pirater des données mais visiblement les chinois aiment compliquer les choses et obtenir un résultat plus qu’aléatoire.<br /> tux.le.vrai:<br /> les exemples ne manques pas :<br /> J’en voit un où il est écrit:<br /> HUAWEI : DES SALARIÉS AURAIENT DÉCHIFFRÉ DES MESSAGES POUR DEUX GOUVERNEMENTS<br /> Les salariés du groupe auraient utilisé un logiciel nommé Pegasus pour accéder à ces messages cryptés.<br /> Le WSJ ajoute que les cadres de Huawei en Chine n’auraient pas été mis au courant de l’agissement de leurs collaborateurs en Ouganda et en Zambie. Le média précise également qu’il n’y a aucune preuve que le groupe chinois se soit engagé dans des activités d’espionnage pour son propre gouvernement.<br /> On en déduit que des personnes travaillant pour Huawei, et qui donc auraient les compétences pour utiliser le logiciel israélien , auraient aidé les gouvernements à utiliser le logiciel.<br /> Un autre accuse Huawei d’avoir volé des informations sur un robot d’essai téléphonique<br /> https://www.developpez.com/actu/243688/Les-Etats-Unis-accusent-Huawei-d-avoir-vole-la-technologie-de-test-de-telephone-portable-de-T-Mobile-et-vendu-de-la-technologie-americaine-a-l-Iran/<br /> C’est tout.<br /> Par contre les USA ont saisi illégalement pendant deux ans du matériel Huawei dans l’espoir d’y trouver des preuves de piratage en vain<br /> huawei<br /> Huawei drops lawsuit against US government after equipment detained for two...<br /> Huawei's US subsidiary, Huawei Technologies USA Inc. (HT USA), dropped a lawsuit on Sept. 9 against the US Commerce Department and several other US government agencies that it has filed back in June.<br />
tux.le.vrai
plus simple que de récupérer la liste des clients chez lidl,<br /> Une fois l’adresse IP de la personne que l’on veut pister, on peut profiter de toutes les merdes connectées pour récupérer des infos, avoir des portes dérobées.<br /> Robot de cuisine, bracelet connecté, caméras …<br /> Pour les autres exemples tu dit «&nbsp;J’en voit un où il est écrit:&nbsp;»<br /> Donc tous les pays occidentaux qui dénoncent l’espionnage de la chine mentent tous, c’est ça ?<br /> ps : tu m’a fait rire avec ton hypothèse d’exploitation du robot de cuisine lidl
Winston
tux.le.vrai:<br /> plus simple que de récupérer la liste des clients chez lidl,<br /> Une fois l’adresse IP de la personne que l’on veut pister, on peut profiter de toutes les merdes connectées pour récupérer des infos, avoir des portes dérobées.<br /> Robot de cuisine, bracelet connecté, caméras …<br /> Il existe des tas de manières de parvenir à ses fins ,mais l’exemple de LIDL est farfelu non?<br /> tux.le.vrai:<br /> Donc tous les pays occidentaux qui dénoncent l’espionnage de la chine mentent tous, c’est ça ?<br /> J’ai commenté ce que j’ai trouvé dans tes liens et à part un robot qui appuie sur un téléphone pour simuler une utilisation il n’y a rien, mais je peux répondre à cette question également.<br /> Le but n’est pas de savoir si la Chine espionne ou non , ceux qui sont concernés n’en parlerons jamais.<br /> Les articles qui sortent dans la presse accusant la Chine (ou la Russie) n’ont pas pour but de faire éclater la vérité ,c’est pour formater l’opinion car 99% du lectorat n’ira pas lire l’article en profondeur et encore moins cherchera à vérifier les informations (encore faudrait-il qu’il en soit capable).<br /> Comme le dit BobLeNormand , la campagne de dénigrement de la Chine dure depuis au moins 15 ans en occident , il faut empêcher tout commerce avec la Chine et peu importe les moyens pour y arriver car il y a un manque à gagner pour les occidentaux (pas le peuple hein ) .<br /> Pour les USA c’est coup double , pour raison pécuniaire (les chinois fabriquent mieux et pour moins cher) et si les pays «&nbsp;amis&nbsp;» se dotent de matériel Huawei ils ne pourront pas les espionner.<br /> L’exemple que j’ai donné au sujet du matériel Huawei saisi décrit la procédure , on accuse sans preuves car ça n’a pas d’importance ,il faut simplement que la presse en parle et ça fonctionne vu que :les exemples ne manques pas <br /> L’accusateur n’ira pas reconnaître son erreur (restitution du matériel à Huawei) , la presse n’en parlera pas et l’opinion restera dans l’erreur.<br /> Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose!<br /> Complètement hors-sujet (c’est la Russie qui subit la même diabolisation) mais qui illustre comme on manipule l’opinion ,la cas du vol MH17 de la Malaisie qui à été écarté de l’enquête soit disant neutre<br />
Cmoi
Mais je croyais que Huawei n’avait plus le droit d’utiliser de la technologie hardware comme software d’entreprises américaines? Et là on a du Intel, du MS Windows…
AtomosF
Design 100% copié sur Apple (avec l’encoche sous le touchpad…), et pas vendu à un prix cadeau loin de là !
Sampro
Il faut vraiment arrêter avec ça<br /> Qui a déjà prouvé quoi sur le sujet.<br /> C’est une peur antichinoise mal placé
Paulo_rds
Je pense que c’est possible, je ne suis pas un expert, mais pour moi, cela serait facilement détectable.<br /> D’ailleurs, je trouve Windows 10 beaucoup trop «&nbsp;bavards&nbsp;» sur le réseau, on pourrait également se méfier de Microsoft. C’est pour cette raison que je préfère utiliser une distribution Linux.<br /> Comme le dit @Pernel les USA ne font pas mieux et jusqu’à ce jour il y a beaucoup d’accusations, mais pas de preuve.<br /> Sinon les MateBook sont des très bon ultrabook.
soaf78
Libre à toi de te faire espionner par la NSA, le FSB, la DST ou les services de renseignements chinois…<br /> Quel que soit la marque de ton ordi, de ton systeme, tes datas risquent de se retrouver chez eux…
LeVendangeurMasque
Vendu au prix M1 tout en étant pourtant très loin d’égaler celui-ci… À réserver donc aux nostalgiques du x86.
mrassol
ou ceux qui veulent travailler avec leur machine …
tux.le.vrai
BobLeNormand c"est inscrit juste le 5/11 pour me répondre.<br /> est il payé par le gouvernement chinois ? pour écrire aussitot<br /> «&nbsp;Tu es simplement victime de la propagande anti-chinoise qui court en France et en occident depuis 15 ans. Aucune de ces accusations d’espionnage n’a jamais été étayée par des faits.&nbsp;»
Winston
Paulo_rds:<br /> je trouve Windows 10 beaucoup trop « bavards » sur le réseau<br /> https://www.oo-software.com/en/shutup10
Winston
tux.le.vrai:<br /> est il payé par le gouvernement chinois ?<br /> Cette question revient assez souvent part ici.
aladin_78
Hum,<br /> Le probleme est surtout politique.<br /> il me semble que depuis des annees les chinois ont copié honteusement beaucoup de produits occidentaux, sans aucune gène, sans aucun retour, voire le contraire (c’est un marché tres fermé, cf https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20170601-chine-americaines-marche-chinois-demeure-ferme-entreprises-europeennes). Notre economie en a pris un coup et nous n’avons pas reagi.<br /> Plus genant reste l’ideologie communiste et les visées expansionistes de la Chine (route le la soie, achat du port de Pirhée,…).<br /> Plus embetant encore est le systeme social ou l’individu n’a que peu de valeur , contrairement au groupe. Sans parler du credit social particulierement pervers et discriminatoire.<br /> Je ne parle pas du risque d’une guerre avec Taiwan…<br /> Je me sens bcp plus proche des americains et je preferes de loin la democratie a la dictature d’un parti.
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