Les administrations de l'aviation démentent la possibilité de piratage d'avions via Android

15 avril 2013 à 12h34
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La Federal Aviation Administration (FAA) et l'European Aviation Safety Administration (AESA) sont revenus sur les déclarations de l'expert en sécurité Hugo Teso, qui estimait la semaine dernière qu'il est possible de prendre le contrôle d'un avion en plein vol avec un terminal Android. Les deux organismes minimisent cette découverte.

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« La FAA est consciente qu'un consultant en sécurité a allégué qu'il a détecté un problème de sécurité dans le Honeywell NZ-2000 Flight Management System (FMS) installé sur un ordinateur de bureau » explique l'organisme administration. Néanmoins, pour cette dernière, la manipulation décrite par Teso n'est possible que sur un simulateur, une base sur laquelle est construite la démonstration de l'expert, qui n'a jamais eu l'occasion d'exploiter les failles découvertes sur un véritable vol.

« La technique décrite ne peut pas contrôler le système de l'avion en pilotage automatique en utilisant le FMS, ou empêcher le pilote de se substituer au pilotage automatique » explique la FAA. « Par conséquent, un pirate ne peut pas obtenir le plein contrôle d'un avion de la manière dont le consultant technique l'explique. »

La démonstration d'Hugo Teso ne peut donc pas, selon la FAA, « fonctionner sur du matériel de vol certifié. » Une déclaration qui corrobore celle de l'AESA, qui assure qu'il « existe des différences majeures entre le logiciel de formation FMS basé sur PC et la version embarquée dans les avions. Précisément, le logiciel de simulation n'a pas les mêmes protections contre la réécriture et les mêmes contrôles que le logiciel intégré dans les ordinateurs de vol. »

L'écrivain et pilote Patrick Smith va même plus loin : interrogé par The Registrer, ce dernier explique que « le FMS ne contrôle pas les avions comme les gens le pensent, et comme les médias le laissent entendre. Ni le FMS, ni le pilote automatique ne contrôle l'avion. C'est l'équipage qui pilote, au travers des composants de l'avion. Nous lui disons quoi faire, quand le faite et comment le faire. Toutes les données transitent par le FMS, mais c'est à l'équipage de leur donner un sens ».

La FAA et la AESA craignent-ils une psychose des adeptes des voyages aériens ? Quoi qu'il en soit, les révélations d'Hugo Tesa font parler d'elle. Rappelons enfin que l'expert en sécurité a expliqué, à l'issue de sa présentation, être en train de travailler avec l'industrie de l'aviation sur la correction des failles détectées, et n'a, bien entendu, pas rendu public les différents outils permettant de les exploiter.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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