BMW gamifie la recharge de ses véhicules hybrides

Arnaud Marchal
Spécialiste automobile
09 décembre 2020 à 13h25
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BMW série 5 Hybride © BMW
© BMW

Si les voitures hybrides rechargeables sont sous le feu des critiques pour leurs émissions polluantes en conditions réelles bien souvent très éloignées des chiffres d’homologation des constructeurs, BMW lance en France un astucieux programme pour inciter les utilisateurs à rouler en mode 100 % électrique aussi souvent que possible.

Pour que les utilisateurs des véhicules BMW à motorisation hybrides rechargeables favorisent le mode électrique le plus souvent possible, BMW va les gratifier de BMW Points qui seront convertibles en crédits valorisés en euros, utilisables pour la recharge de la batterie sur des bornes publiques.

La gratification comme récompense

S’il y a un principe qui fonctionne toujours, c’est bien d’offrir une récompense pour obtenir quelque chose. BMW a décidé de récompenser ses clients qui font l’effort de rouler en mode 100 % électrique avec leur voiture hybride rechargeable.

Mais pour cela, il faut qu’ils pensent à la brancher pour que la batterie soit capable d’alimenter le moteur électrique. Le but est d’inciter les utilisateurs à réellement utiliser la motorisation électrique qui équipe leur véhicule pour réduire les émissions polluantes de ce type de véhicule actuellement sous le feu de la critique pour des émissions polluantes bien plus élevées qu’annoncé.

En échange de chaque kilomètre parcouru en mode électrique, BMW récompense le conducteur d’un point BMW.

De l’argent facile à gagner ?

Après l'avoir déjà testé à l’étranger, BMW lance en France le programme BMW Points. Un kilomètre parcouru en mode électrique est valorisé d’un BMW Point. Puis le cumul des points se transforme en crédits à dépenser. 1 250 BMW Points ont une valeur de 10 €, 3 000 BMW Points valent 25 €, et ainsi de suite.

Ces crédits pourront être utilisés, par exemple, pour le paiement de la recharge sur une borne électrique publique. BMW réfléchit à l’évolution du programme à l’avenir avec d’autres moyens de gagner des BMW Points et de les utiliser.

L’expérience à l’étranger a montré l’intérêt des conducteurs de BMW pour ce programme. C’est une offre gagnant-gagnant. Les conducteurs sont récompensés de leurs efforts et le constructeur aide ses clients à avoir une conduite plus écologique tout en se rapprochant des données d’homologation de ses véhicules.

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TheLoy
Hello,<br /> Coquille dans le titre gamifie =&gt; gratifie
SlashDot2k19
Jeu de mots avec game = jeu
TheLoy
Ah d’accord, je ne l’ai pas vu venir celui là. Merci
Tholar
C’est la seule issue possible pour pérenniser l’hybridation rechargeable. Les quelques personnes qui ont ce type de véhicules autour de moi utilisent vraiment le moteur électrique sur les petits trajets, mais pour éviter que les écologistes ne les fassent interdire (puisque interdire est leur passion), il faut un moyen de «&nbsp;forcer&nbsp;» leur utilisation en électrique. Et le moyen trouvé par BMW me parait vraiment top. Ca va être la galère aux bornes publiques, mais on avisera à ce moment là.
Niark_Ozzy
Bonne idée, ils pourraient aussi faire gagner des points à ceux qui mettent leur clignotants.
Palou
Niark_Ozzy:<br /> ils pourraient aussi faire gagner des points à ceux qui mettent leur clignotants<br /> Tu gagnes un point aussi
BricoleurDuDimanche83
Tiens tiens des points… Ah les gogos… que ne ferai les constructeurs pour les thermiques et échapper aux amendes… LOL
mcbenny
Et en français ça donne «&nbsp;ludification&nbsp;». (ludique =&gt; rapport au jeu)<br /> Sauf qu’il ne s’agit pas de jeu du tout. A la lecture du titre je me suis dis que l’ordinateur de bord donnait accès à des jeux pendant la recharge, et en fait non.<br /> Donc «&nbsp;gratifie&nbsp;» serait bien mieux indiqué effectivement.
Iroquois74
Et un point aussi pour le respect du cedez le passage…
MattS32
Il faudrait surtout que les constructeurs soient réellement motivés par la réduction de consommation de carburant fossiles quand ils font une hybride rechargeable, plus que par la perspective de la vendre en masse à des entreprises attirées par les avantages fiscaux.<br /> Et pour ça, la solution serait que les avantages fiscaux sur les hybrides rechargeables ne soient donnés qu’aux modèles qui consomment moins que leur équivalent thermique sur un cycle WLTP fait avec la batterie «&nbsp;vide&nbsp;».<br /> Il y en a plus d’un qui perdrait l’avantage fiscal si on faisait ça… Mais certains qui sont vraiment bien optimisés (en général, ça veut dire spécifiquement conçus pour l’hybride, vs plein d’hybrides qui sont juste des thermiques sur lesquelles on a greffé un moteur électrique et une batterie sans trop se poser de question…) parviendraient à le conserver.
Tholar
Non c’est une vision punitive de l’écologie et c’est pas comme ça qu’on va y arriver. Je préfère 100 fois la démarche de BMW, incitative, qui peut être vraiment efficace, qu’une énième contrainte sur les constructeurs auto, déjà au bord de l’asphyxie. Maintenant, quitte à faire du punitif, on peut aussi responsabiliser les entreprises en leur demandant un certain quota de recharges du moteur électrique de leur parc auto pour bénéficier de l’avantage fiscal pour l’avenir. Et là, je t’assure que ça aura un effet immédiat.<br /> Au delà de tout ceci, je continue de penser que se battre uniquement contre la voiture pour lutter contre la pollution, c’est juste un combat idéologique. On l’a vu pendant le confinement, la qualité de l’air ne s’est pas améliorée malgré l’absence de trafic automobile. La voiture est l’outil qui a accompli les progrès les plus importants sur ces 20 dernières années en matière de protection de l’environnement.
MattS32
Enlever les avantages fiscaux aux véhicules hybrides inefficaces (ie qui consomment plus que leur équivalent thermique quand ils ne sont pas rechargés), je ne considère pas ça comme du punitif (je ne parle pas de les interdire !).<br /> C’est plutôt une application correcte de l’incitatif : l’avantage fiscal est là pour inciter à l’utilisation de véhicules plus efficaces. Il est donc normal de ne pas le donner à des véhicules qui ne sont PAS plus efficaces.<br /> «&nbsp;On l’a vu pendant le confinement, la qualité de l’air ne s’est pas améliorée malgré l’absence de trafic automobile.&nbsp;»<br /> Donc quand AirParif parle d’une amélioration de la qualité de l’air sans précédent depuis 40 ans, ils mentent ?<br /> Et puis il n’y a pas que l’aspect pollution de l’air à prendre en compte, il y a aussi l’aspect énergétique. Un véhicule moins efficace, c’est un véhicule qui consomme plus d’énergie, alors que de manière générale il faut absolument qu’on parvienne à réduire fortement notre consommation d’énergie.
Tholar
Je veux bien la source, pour AirParif, parce que ce n’était pas le sens de leur communication en avril dernier. Ni avant hier à Lyon, où la qualité de l’air était atroce (mais c’est pas AirParif qui s’occupe de l’air Lyonnais ;)).<br /> Je pense que c’est punitif d’enlever un avantage fiscal aux hybrides, puisqu’on oriente clairement les gens à abandonner leurs diesels. Il faut au contraire faire de l’incitatif pour les encourager à les recharger, leurs véhicules hybrides rechargeables. Il y’a une foultitude de pistes à explorer dans ce sens.<br /> Je crois que si on poursuit dans la voie actuelle pour promouvoir l’écologie, le coercitif, le punitif, le «&nbsp;blame and shame&nbsp;», on va écœurer les gens. Il n’est pas nécessaire d’exaspérer les gens pour promouvoir l’environnement. Ce n’est pas utile, ça n’a aucun sens. On peut parvenir à de meilleurs résultats pour la planète en recherchant le consensus intelligent. L’écologie ne doit pas être politisée. Tout le monde doit en faire.
MattS32
C’était justement dans une de leur communication d’avril dernier…<br /> «&nbsp;La comparaison des niveaux de pollution entre une situation normale et les trois premières semaines d’application du confinement, avec des conditions météorologiques comparables, met en avant une baisse moyenne des niveaux de dioxyde d’azote de -20 à -35%. En bordure d’axe routier, cette diminution peut atteindre jusqu’à -50%, avec des niveaux qui rejoignent les niveaux observés habituellement dans les parcs. Du jamais vu en 40 ans de mesure pour Airparif, avec une telle ampleur et autant de stations.&nbsp;» ( https://www.airparif.asso.fr/_pdf/publications/communique_presse_evaluation-impact-confinement-sur-air_21042020.pdf )<br /> Ils l’ont ensuite répété à la mi-mai :<br /> " **Depuis la mise en place du confinement jusqu’à fin avril, les évaluations menées par Airparif de l’impact sur la pollution de l’air montrent une amélioration conséquente de la qualité de l’air pour des polluants réglementés, principalement issus du trafic comme le dioxyde d’azote (polluant local principalement émis par le trafic) de -20 % à -35 % selon les semaines et jusqu’à -50 % le long du trafic." ( https://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/282 )<br /> Et également, avec plus de recul, en octobre, et en disant cette fois que ça a été observé partout dans le monde :<br /> "Les mesures de confinement prises pour lutter contre l’épidémie, et la baisse drastique du trafic routier qu’elles ont entrainée, ont résulté en une baisse sans précédent de la pollution de l’air partout dans le monde. " ( https://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/294 )<br /> Ce «&nbsp;partout dans le monde&nbsp;» est notamment confirmé par les mesures satellite réalisées au-dessus de l’Europe ou de la Chine.<br /> À noter par contre qu’aucune amélioration n’avait été constaté sur l’indice de qualité de l’air. Ce que Air Parif a expliqué : cet indice est la synthèse de sous-indices basés sur différents polluants, et cette synthèse est faite non pas en faisant une moyenne de sous-indices mais en prenant le plus mauvais. Donc comme certains polluants ont été peu impactés par la baisse du trafic, car ils viennent majoritairement d’autres secteurs que le transport, l’indice global ne s’est pas amélioré, même si la qualité de l’air s’est en réalité largement améliorée. Voir explications ici : https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/23/est-il-vrai-que-la-pollution-a-paris-n-a-pas-diminue-pendant-le-confinement_1786029
Tholar
Dont acte. Je note malgré tout qu’il s’agit d’une baisse du dioxyde d’azote, mais que les particules fines ne semblent pas impactées. Particules fines qui permettent souvent de hurler sur le diesel…A Lyon, malgré la baisse du trafic, très sensible, on a toujours des alertes aux particules fines. C’est bien qu’on a peut être mal ciblé l’ennemi.
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