Etude : le Community Manager, cet (un peu moins) inconnu

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Le 20 octobre 2011
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Métier d'avenir ou phénomène de mode ? En agence, chez l'annonceur comme dans l'univers des médias, le community manager a désormais sa place, bien que le terme englobe des acceptations diverses. Une étude, réalisée à partir d'un panel d'acteurs de cette nouvelle profession, tente de définir quel en est le profil type.

« En relation avec le directeur marketing, vous aurez la charge de la définition de notre stratégie communautaire, et de sa mise en place opérationnelle »... Alors que les annonces de ce type se multiplient, une étude réalisée par ANOV Agency en partenariat avec RegionsJob dresse le portrait de ce désormais inévitable « CM ». Elle s'appuie pour ce faire sur les déclarations de 454 d'entre eux.

« On imagine souvent le community manager comme un jeune parisien, stagiaire au sein d'un département communication ou marketing », explique Mathieu Sitaud, directeur associé de l'agence ANOV. La profession serait en réalité plus contrastée : 55% des répondants sont des femmes, et la moitié d'entre eux officie depuis la province. La réputation de jeunesse n'est en revanche pas usurpée, puisque 88% de ces animateurs de communauté ont moins de 35 ans.

72% sont passés par des études de communication, et plus de la moitié des répondants affichent un Bac +5. 50% officient en CDI, avec souvent guère plus d'un an d'expérience en matière de community management. 18% répondent au statut stagiaire, les autres se partageant entre contrats à durée déterminée et statut de freelance. Un tiers évolue dans l'univers de la communication et des médias. Le secteur informatique fédère 20% des répondants, contre 11% pour le commerce et la grande distribution, ou 8,7% pour le tourisme.

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Recruter un CM sur les médias sociaux... logique mais encore loin d'être la norme !

Sans surprise, les missions évoquées consistent essentiellement en une activité de veille, d'animation de communautés sur des réseaux internes (site corporate, intranet, blog) ou externes (Facebook et consorts), la création de contenus rédactionnels ou, moins fréquents, l'animation d'évènements ou la formation d'autres collaborateurs.

« Le métier est encore jeune, peu structuré, et ceux qui y sont venus l'ont souvent fait par passion », résume Mathieu Sitaud. 70% d'entre eux revendiquent aujourd'hui un salaire brut annuel compris entre 20 et 40 000 euros. 15% des sondés se situeraient au delà de cette fourchette. Les freelances factureraient quant à eux le plus souvent leurs prestations au forfait, entre 200 et 300 euros la journée.

S'il fait encore souvent figure d'électron libre passionné, formé sur le tas au gré de ses pérégrinations en ligne, le métier de community manager pourrait toutefois finir par se rationaliser : les bases sont désormais régulièrement abordées dans le cadre des formations à vocation opérationnelle que dispensent les écoles de communication, qu'elles soient ou non spécialisées dans les métiers de l'internet.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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