Rapport : la France peut mieux faire en matière de fibre optique

30 mars 2012 à 18h45
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Le Centre d'analyse stratégique a confié à l'Idate la réalisation d'une étude comparant le déploiement de la fibre optique dans plusieurs pays. Même s'il ne dresse pas de classement entre Etats, l'organisme adresse quelques recommandations aux professionnels du déploiement des réseaux de très haut débit.

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L'Idate indique avoir réalisé un rapport destiné à toucher du doigt les différences entre pays au sujet du déploiement de la fibre optique. Pour ce faire, elle a étudié 7 marchés dont l'Allemagne, l'Australie, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et la Suède. L'institut s'est ensuite attaché à préciser les conditions de ce déploiement en France.

Par exemple, en Corée du Sud, près de 9 millions de foyers sont raccordés au très haut débit (contre plus de 470 000 en France, câble compris). Le développement de la fibre a pu se réaliser dans les années 90 grâce à la « levée des restrictions sur le nombre de fournisseurs de services, permettant une rapide croissance du marché et une vive concurrence entre acteurs », précise le rapport.

Par contre, la particularité du marché coréen tient dans le fait que les tarifs d'interconnexion (accès à la boucle locale cuivre ou dégroupage) sont imposés et révisés tous les deux ans. De ce fait, la concurrence entre opérateurs se fait par les infrastructures « et l'on trouve très souvent plusieurs opérateurs (3 à 4) qui arrivent en parallèle en pied d'immeuble », ajoute la note.

Pour la France, le rapport précise que : « Le marché français du THD est encore très concentré sur les zones les plus denses du territoire. Paris et d'autres grandes villes telles que Lyon, Marseille, Montpellier, Grenoble, Nantes, Bordeaux, Nice ont en effet été les premières zones à pouvoir bénéficier des services THD des quatre opérateurs. Mais l'implication des autorités nationales et en particulier du régulateur vise à assurer un déploiement plus homogène sur le territoire ».

A ce titre l'Idate salue l'engagement des collectivités publiques qui ont prévu « de consacrer près de la moitié du budget numérique, issu des Investissements d'avenir (soit 2 milliards d'euros), à ce programme ». Cette aide sera accordée aux opérateurs via des garanties d'emprunt ou aux administrations locales impliquées dans ce type de déploiement.

En guise de conclusion, l'institut rappelle que le modèle français est certes viable mais que l'Arcep doit s'assurer très régulièrement que les engagements pris par les opérateurs seront tenus. Il invite enfin à suivre les conclusions d'une autre étude réalisée pour l'ECTA datant d'avril 2011 qui proposait de baisser le prix du cuivre pour que l'opérateur historique finisse par investir dans un réseau de nouvelle génération en fibre.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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