11 % des sites pédopornographiques sont hébergés en France

03 avril 2017 à 12h02
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L'Internet Watch Foundation (IWF), fondation britannique qui lutte contre les dangers d'Internet et, notamment, contre la pédopornographie en ligne, a publié le 3 avril 2017 son dernier rapport sur la pédopornographie sur Internet. La fondation a identifié une augmentation de l'utilisation des techniques de masking et de breadcrumbing pour cacher des contenus illégaux sur des sites à première vue normaux.

Mais ce n'est pas tout : l'IWF a identifié en Europe le pays qui héberge le plus de contenus pédopornographiques du monde. Il s'agirait des Pays-Bas.

L'Europe au centre de la pédopornographie en ligne

Selon le dernier rapport de l'Internet Watch Foundation, c'est simple : les sites pédopornographiques sont en grande majorité hébergés en Europe. Le Vieux Continent contiendrait à lui seul 60 % des 92 % d'URL aux contenus pédopornographiques confirmés. Les Pays-Bas sont même le pays avec le plus de contenus de ce type : 37 % du total, autant que les États-Unis (22 %) et le Canada (17 %) réunis.

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Sweetie, fillette virtuelle qui a permis l'identification d'un millier de pédophiles sur internet en 2013.

La France arrive en quatrième position du classement IWF, puisque le pays héberge 11 % des contenus pédopornographiques recensés par la fondation en 2016, devant la Russie (7 %). La quasi-totalité des sites, 94 %, utilisent des services gratuits ne nécessitant pas de paiement pour créer un site et y télécharger des images et autres contenus.

Les sites cachés derrière des techniques utilisant des cookies

Les hébergeurs de sites pédopornographiques semblent également faire de plus en plus appel à la technique dite de breadcrumbing (la technique des « miettes de pain ») : il s'agit de ne permettre l'accès à certains contenus du site qu'en fonction d'un historique stocké dans les cookies.

1 572 sites internets pédophiles en 2016, un nombre en hausse de 112 % en un an, n'ouvraient l'accès aux images illégales que si l'utilisateur avait suivi un chemin particulier, notamment en allant d'URL en URL en utilisant des liens éparpillés sur Internet. Si un autre utilisateur accédait au site en question par un autre chemin, le site apparaissait comme étant tout à fait légal.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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