Mossé : "Microsoft soutient l’objectif d’interopérabilité fixé par les pouvoirs publics"

01 juin 2018 à 15h36
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AB - Marc Mossé, bonjour. Pouvez-vous préciser les fondements du Référentiel général d'interopérabilité (RGI) ?

MM - Bonjour. Le principe d'un Référentiel général d'interopérabilité a été prévu, en France, par l'ordonnance du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives. Et la loi a décidé qu'un décret devrait organiser la procédure d'élaboration du RGI. La publication de ce décret était une étape préalable indispensable. Désormais, une fois constitué le comité chargé de cette élaboration, la procédure pourra enfin débuter, avec les consultations qui iront de pair jusqu'à l'arrêté qui le publiera.

Jusque-là, le RGI n'existe pas. C'est important de le rappeler, car des acheteurs publics, induits en erreur par une certaine confusion, ont parfois demandé le respect dans leur appel d'offres d'un RGI inexistant, minant ainsi la validité juridique de leur marché. Il fallait redonner de la sécurité juridique à tous. C'est ce que nous demandions depuis mai 2006.

AB - Vous avez déclaré espérer que ce RGI soit "fondé sur les standards ouverts dans une approche pluraliste et neutre". L'engouement des services publics français et européens pour les logiciels libres au code source ouvert, représente-t-il une menace pour Microsoft ?

MM - Nous soutenons depuis le début l'objectif d'interopérabilité voulu par les pouvoirs publics. C'est pourquoi, nous espérons une approche pluraliste et neutre fondée sur des standards ouverts tel OpenXML et d'autres. Tout le monde sait qu'un document rigide favorisant une norme, pour en exclure d'autres standards ouverts, serait voué à l'échec au risque de mettre en danger la volonté d'interopérabilité des administrations, des collectivités locales, des citoyens et des entreprises. L'intérêt du futur RGI sera de favoriser la continuité et l'adaptabilité du service public - c'est-à-dire en garantissant les migrations préservant les millions de documents existants et le bénéfice de l'innovation - et bien sûr l'égalité d'accès des usagers.

Je suis convaincu que l'administration pour être performante, doit utiliser les meilleures technologies en fonction de ses besoins fonctionnels, dans le respect de la diversité des applications métiers, sans dogmatisme ni archaïsme. Pour le reste, c'est une saine émulation à laquelle nous répondons par un dialogue constructif avec les services publics. Ainsi, la réalité est beaucoup plus nuancée, car il faut distinguer ce qui relève de la communication et de la réalité des achats publics.

AB - A vos yeux, l'adoption d'OpenXML "comme standard ouvert internationalement reconnu" s'inscrit dans une logique de transparence. Qu'en est-il, aujourd'hui, d'Open XML Translator, projet de traduction de formats de fichiers Office Open XML / Open Document (ODF), ODF étant supporté par les suites open source OpenOffice et StarOffice ?

MM - OpenXML est un format et non celui de Microsoft. Il est déjà implémenté ou en cours d'implémentation notamment par , Corel ou Gnumeric. Le marché, loin des affrontements stériles, adopte déjà largement ce format. Le traducteur, développé en « open source » par, notamment, une PME française, Cleverage, existe déjà pour les documents de traitement de texte dans une version opérationnelle. Il est téléchargeable gratuitement sur Sourceforge.net. Il est disponible pour Word XP, 2003 et 2007. Les convertisseurs pour Excel et Powerpoint sont en cours de finalisation.

AB - Marc Mossé, je vous remercie.
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