FTTx : La France est prête pour le très haut débit

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Le 08 novembre 2006
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"Le développement du très haut débit constitue avant toute chose une opportunité supplémentaire de valorisation des contenus", a souligné l'Arcep mercredi.

"Le développement du très haut débit constitue avant toute chose une opportunité supplémentaire de valorisation des contenus", a souligné l'Arcep mercredi.

Paul Champsaur précise les enjeux du déploiement de la fibre optique en France.

Mercredi, lors d'un colloque organisé par La Tribune et NPA Conseil, le président de l'Arcep a commencé par évoquer le succès du haut débit en France, plus de 11 millions d'abonnements, dont 10,5 millions d'accès DSL au 30 juin 2006 (+40,7% sur un an), puis a abordé la question du très haut débit, "un des nouveaux défis du secteur".

Pour répondre aux critères de débits, "à partir de 50 Mb/s pour un particulier et de 100 Mb/s pour une entreprise", et aux besoins de symétrie entre les voies montantes et descendantes, la fibre optique est "le mode d'accès privilégié, impliquant une nouvelle rupture technologique dans la boucle locale", a indiqué Paul Champsaur.

A terme, a ajouté le président de l'Autorité de régulation, "le déploiement de nouveaux réseaux d'accès fibre déployés jusqu'à l'abonné, FTTH, et dans une moindre mesure ceux déployés jusqu'en pied d'immeuble, FTTB, apparaissent en effet comme inéluctables."

Pour assurer le succès du très haut débit en France, "seule une concurrence par les infrastructures est à même d'assurer sur le long terme les bénéfices attendus en termes de baisse des prix et d'innovation [...] Le très haut débit offrant une opportunité inédite à tous les acteurs de se positionner sur l'ensemble de la chaîne de valeur."

Toutefois, a ajouté M. Champsaur, "le déploiement d'une nouvelle boucle locale fibre au niveau national constituerait un investissement particulièrement lourd de plusieurs dizaines de milliards d'euros, étalé sur plus de 10 ans."

"Pour permettre aux différents acteurs d'entrer sur ce marché et éviter que les investissements précités ne constituent une barrière insurmontable à ce déploiement, la mutualisation des infrastructures de génie civil et de câblage des immeubles est amenée à jouer un rôle fondamental", a ajouté le régulateur.

Enfin, Paul Champsaur a tenu à souligner que le très haut débit constitue avant toute chose "une opportunité supplémentaire de valorisation des contenus" : télévision haute définition, vidéo à la demande, revenus liés à l'image et, dans une moindre mesure, contenus réalisés par les particuliers (Web 2.0).

Le marché télécoms français s'oriente par conséquent vers une collaboration toujours plus étroite entre opérateurs et éditeurs, entre réseaux et contenus. Free, qui devrait lancer sa première offre FTTH au cours du premier semestre 2007, l'a bien compris.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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