MySpace bloque la diffusion illégale de musique

31 octobre 2006 à 00h00
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La star des réseaux sociaux, MySpace, intègre une solution Gracenote pour empêcher la diffusion sans autorisation de musique sous copyright. Universal respire !

MySpace bloque la diffusion illégale de musique sous copyright.

Créé aux Etats-Unis en 2004, MySpace regroupe les pages personnelles multimédias d'une cible composée de jeunes adultes. Grâce à son modèle efficace, accès gratuit, personnalisation et pub, MySpace a intégré le Top 10 mondial des sites les plus visités.

Une telle ascension a aiguisé les appétits. L'empire multimédia News Corp. a racheté MySpace 580 millions de dollars en juillet 2005. Cet été, Google a annoncé verser 900 millions de dollars sur trois ans à Fox Interactive, filiale du groupe New Corp. en charge de MySpace, pour devenir le moteur et fournisseur de liens sponsorisés de la plate-forme.

Depuis l'été, les versions anglaise, française et allemande de MySpace sont accessibles. A terme, 11 déclinaisons locales sont prévues, Chine et Inde incluses.

Un tel succès ne s'obtient pas sans prendre de risques. En septembre dernier, Doug Morris, CEO de Universal Music Group, a accusé MySpace et YouTube, site de partage de vidéos personnelles racheté récemment par Google, de "bafouer le copyright".

Ces sites communautaires permettent de charger et de partager fichiers audio et vidéo, dont les titres des catalogues des majors, en particulier de Universal, première maison de disques au niveau mondial.

Pour éviter le bras de fer juridique, News Corp. a signalé lundi 30 octobre 2006 intégrer une technologie conçue par Gracenote. Celle-ci est censée empêcher les utilisateurs de diffuser via MySpace de la musique protégée par le droit d'auteur. Les "profils" des contrevenants au respect du copyright seront supprimés, a ajouté News Corp.

C'est une nouvelle victoire pour Universal. Pour faire respecter ses droits de propriété intellectuelle et adapter son modèle économique à l'évolution du marché, la maison de disques tente de négocier avec les acteurs du divertissement numérique mobile et fixe.

Le message a été entendu par MySpace (News Corp.) et d'autres, dont SpiralFrog.com, service de téléchargement gratuit financé par la publicité.
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